Archive pour août  

En Allemagne, on peut payer du bout des doigts

Une empreinte digitale suffit pour payer la facture. Ce geste ne relève plus de la science-fiction : il est devenu réalité dans soixante-dix supermarchés Edeka, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Pour recourir à ce mode de paiement, le client doit laisser auparavant au magasin son empreinte, son adresse et ses coordonnées bancaires. Le supermarché prélève ensuite directement le montant des achats.

Etrangement, les plus jeunes ne sont pas les plus séduits. Près des deux tiers des utilisateurs ont 40 ans et plus. “Ce système évite aux personnes âgées de mémoriser des codes, de fouiller dans leur sac à la recherche de leurs lunettes et d’argent liquide”, explique Georg Meisberger, du supermarché Globus Warenhaus de Sankt Wendel (Sarre), qui applique aussi ce système. Pour le magasin, le montant de l’investissement (2 000 euros pour une caisse) est compensé par certains avantages, notamment moins de taxes à acquitter pour la gestion des cartes de crédit.

En revanche, les responsables de la protection des données privées s’inquiètent. “L’empreinte digitale n’est pas mémorisée comme à la police, seuls les points les plus marquants de l’empreinte le sont”, répond Ulrich Binnebössel, expert des nouveaux systèmes de paiement de l’association commerciale HDE. Les faussaires ne pourraient donc pas reproduire une empreinte à partir de données mémorisées à la caisse d’un supermarché. - (AFP.)

Source : Le Monde du 30.08.07

Energies renouvelables : projet d’alliance entre TENERRDIS et la Réunion

“Nos deux régions étant toutes deux identifiées et reconnues pour leur leadership dans le domaine des énergies renouvelables, cette alliance que nous allons finaliser dès la création officielle de l’association réunionnaise prévue en septembre, confère un potentiel de développement industriel et de R&D qui doit permettre à la France d’affirmer sa place dans le domaine international de la recherche pour les énergies renouvelables”, a déclaré Claude Graff, président du Pôle de compétitivité TENERRDIS, à l’occasion des états généraux de la distribution de l’énergie. C’est en effet lors de cet événement, organisé par le Sidelec à la Réunion, avec le soutien scientifique de l’INP Grenoble, que TENNERDIS a annoncé le projet d’alliance avec la future association réunionnaise, positionnée sur la maîtrise de l’énergie par les énergies renouvelables et la gestion isolée des énergies.

Rappelons que TENNERDIS, pôle de compétitivité implanté dans la région Rhône-Alpes, a pour ambition de développer les nouvelles technologies de l’énergie et d’optimiser l’utilisation des énergie renouvelables dans le bâtiment et les transports, avec cinq programmes d’actions (solaire et bâtiment, gestion des réseaux, biomasse, hydrogène et pile à combustible, hydraulique). Dès sa création, ce pôle s’est engagé vers des partenariats européens et le développement de relations bilatérales directes avec de nombreux pays comme les Etats-Unis, l’Inde, l’Allemagne ou encore la Chine. Ainsi, en mars dernier, TENERRDIS a conduit pour la France un rapprochement stratégique avec le programme Eurogia, seul cluster Eureka consacré à la recherche de solutions énergétiques propres et sures.

C’est donc dans ce contexte que va être développé le projet d’alliance avec la Réunion. L’association réunionnaise qui va être créée dans le courant de l’été constituera une tête de réseau qui s’appuie sur un grand projet régional : faire de cette île un lieu où les bâtiments produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment et où les transports seront propres d’ici 2025. Autrement dit, l’objectif est d’atteindre l’autonomie énergétique à cet horizon.

France numéro 196 (30/07/2007) - ADIT / ADIT

Chili : Développement de protéines alternatives

Innovador, programme de FONDEF (Fonds de Promotion pour le Développement Scientifique et Technologique), développé par l’Ecole d’Aquaculture de l’Université Catholique de Temuco, prétend développer des protéines alternatives pour l’aquaculture chilienne. Le projet prévoit d’évaluer et d’explorer les effets de la fermentation en utilisant, comme substrat des matières premières d’origine végétale disponibles au Chili, notamment dans la Région IX de la Araucania. Les matières premières végétales ont été sélectionnées pour leur caractéristiques physiques, chimiques et biologiques qui pourraient être des sources de protéines alternatives à la farine de poisson.

Le programme de recherche réalisé par l’Université Catholique de Temuco met en jeu l’optimisation du processus de fermentation à l’état solide de sources végétales protéinées pour améliorer le profil nutritionnel. Les résultats obtenus dans le cadre de ce projet permettront de mettre au service de l’industrie de nouvelles sources de protéines pour réduire la dépendance actuelle à la farine de poisson et de générer des formules efficaces, de moindre coût et non-nocives pour l’environnement.

Source : Cronica Universia : http://redirectix.bulletins-electroniques.com

Des bioplastiques issus de sous-produits de l’industrie agroalimentaire

Des chercheurs du département d’Ingénierie Chimique, de Physique Chimie et Chimie Organique de l’Université de Huelva, dirigé par Crispulo Gallegos, espèrent obtenir de nouveaux bioplastiques à partir de sous produits agroalimentaires, offrant ainsi une alternative aux polymères synthétiques. Les bioplastiques sont des plastiques d’origine naturelle, biodégradables, et produits à l’aide de sources d’énergies renouvelables. Ils peuvent être comestibles, auraient des applications diverses comme les emballages, les matrices contrôlant la diffusion de substances, ou des super absorbants (grâce à leur forte capacité de réhydratation). Ces nouveaux matériaux sont produits à partir de protéines végétales et animales, de sous produits de l’industrie agroalimentaire (protéine de blé, de riz, etc.), et de plastifiants.


Au cours de l’étude, les chercheurs réaliseront, dans un premier temps, une étude sur le processus de conditionnement de ces nouveaux matériaux, à travers divers traitements thermomécaniques (mélange, extrusion, moulage par compression, etc.), avec suivi “in situ” des caractéristiques rhéologiques et micro structurelles des échantillons. Une fois les bioplastiques obtenus, les scientifiques se chargeront de leur caractérisation au travers de leurs propriétés thermomécaniques, résistance mécanique à la traction, perméabilité, capacité de diffusion pour différentes substances, etc.

Enfin, à l’aide d’essais de dégradation biologique, ils analyseront également le potentiel de biodégradabilité, c’est-à-dire la dégradation par microorganismes suivant des voies catalysées par des enzymes sécrétées par ces derniers, pour obtenir des substances simples, de l’eau, du dioxyde de carbone et de la biomasse, facilement assimilables par l’environnement.

Ces nouveaux matériaux contribuent à la réduction du volume de matériaux jetés comme déchets et à l’économie des réserves pétrolifères destinées à la production de polymères synthétiques.

Source : 21/05/2007, Andalucia Investiga

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