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Salade Landaise et Gersoise

Pour 1 assiette :
- Mettez dans une grande assiette quelques feuilles de frisée.
- Placez au centre 1 ou 2 tranches de foie gras de canard.
- Autour, disposez 1 jolie tranche de jambon de Bayonne roulée pour la landaise ou une cuisse de canard confit pour la gersoise,
- et 5 ou 6 belles asperges blanches, 5 tranches de magret de canard fumé, une poignée de maïs, et une belle tomate coupée en fines tranches.
- Dans une poële, jetez 2 gésiers coupés en morceaux. 2 minutes après, rajoutez dans la poële une demi-poignée de pignons.
- Versez le tout dans l’assiette. Assaisonnez. Servez aussitôt.
Bon Appétit

Le génome d’un organisme vivant intégralement reconstruit

Des chercheurs ont réussi à assembler pièce par pièce 582.970 paires de bases, reproduisant fidèlement l’Publiée cette semaine dans Science, sous l’autorité du professeur Dan Gibson et ses collaborateurs, cette avancée a été rendue possible par la mise au point de nouvelles méthodes d’assemblage et de reproduction de fragments d’ADN produits chimiquement en laboratoire. L’équipe travaille au J. Craig Venter Institute (JCVI), un institut créé par Craig Venter qui s’est fait une spécialité de la fabrication de chaîne d’ADN. En 2003, ce chercheur avait déjà réussi à reconstruire le génome d’un virus.

Le modèle utilisé ici est la bactérie Mycoplasma genitalium, qui vit dans l’Une avancée pas-à-pas

La première étape consistant à reséquencer entièrement le génome Pour pouvoir différencier le génome synthétique de son équivalent naturel, les chercheurs ont incorporé des traceurs, constitués d’information atypique ne se trouvant pas dans la nature. D’autres changements ont été volontairement introduits, consistant notamment à perturber le fonctionnement d’un gène afin d’inhiber tout risque de virulence. Ces manipulations ont été réalisées avec l’aide de la la société Blue Heron Technology, ainsi que de DNA 2.0 et Geneart.

L’équipe a ensuite suivi un protocole en cinq étapes consistant à réunir les fragments entre eux, formant des assemblages de plus en plus importants évoluant vers la reconstitution complète d’un génome synthétique de M. genitalium. Dans un premier temps, des groupes de quatre fragments successifs ont été produits, obtenant 25 assemblages comprenant chacun environ 24.000 paires de bases (24 kb). Ceux-ci ont été introduits dans une bactérie Le pas suivant a consisté à assembler trois par trois 24 assemblages, obtenant ainsi 8 blocs de 72 kb. Ceux-ci, qui réunissaient environ chacun le huitième du génome total de Mycoplasma genitalium, ont à nouveau été incorporés dans Escherichia coli pour une nouvelle production d’ADN et un nouveau A ce stade, il devenait impossible de poursuivre l’expérience au moyen de E. coli. L’équipe a donc implanté ces blocs de 144 kb dans une levure. Celle-ci a reconnu les grandes Un vaste programme en trois étapes

Obtenue pour la première fois en juin 2007, la La deuxième étape, celle dont il est question ici, met en application les acquis de cette transplantation de génome, et visait à reconstruire un génome complet. Couronnée de succès, elle ouvre la voie vers les prochaines expériences, qui consisteront à transplanter un chromosome bactérien entièrement synthétique dans un organisme vivant.

Vers un être vivant artificiel ?

Ces recherches constituent-elles une première étape vers la création d’une vie artificielle ? Il faut se garder d’apporter des conclusions hâtives. Le chromosome ainsi construit est la réplique, aussi parfaite que possible, d’un modèle existant déjà. Aboutir à la conception puis à l’assemblage d’un organisme vivant différent des modèles existants, donc créer une Eckard Wimmer, professeur de Comme on peut s’en douter, les recherches entreprises soulèvent de nombreuses questions d’ordre éthique. Aussi, le docteur Venter et l’équipe du JCVI continuent-ils à collaborer avec les conseillers en bioéthique et en conformité avec les textes législatifs régissant ce domaine particulier et en toute transparence, y compris envers le public. Un groupe d’experts constitué de membres du JCVI, du Centre for Strategic and International Studies (CSIS) et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a été formé sous la responsabilité de la Sloan Fondation afin d’explorer les risques et les avantages de cette technologie émergente afin d’en déterminer les abus éventuels, y compris dans le cadre du bioterrorisme.

Au terme d’une étude de 20 mois et de plusieurs sessions publiques, le groupe a publié un rapport favorable en octobre 2007, rejoignant l’avis d’un autre groupe bioéthique émis par l’université de Pennsylvanie en 1999 et concluant qu’il n’apparaissait aucun motif éthique défavorable à la poursuite de recherches en ce sens.

 

Source : Futura-Sciences

Les nutriments qui rendent de bonne humeur

Au laboratoire “Psychoneuroimmunologie, Nutrition et Génétique” (PsyNUGEN) de l’INRA à Bordeaux, Sophie Layé étudie comment la nutrition peut favoriser l’état de bien-être des individus, pas tant par son influence directe, mais par son action sur l’immunité innée du cerveau. Quand celle-ci est déclenchée, elle génère des altérations du comportement, ou “mal-être”. Or certains nutriments, comme les acides gras polyinsaturés, et plus particulièrement les oméga-3, pourraient contrôler l’activation de ce système immunitaire quand il se dérègle, notamment chez les personnes âgées.

Lorsque le corps est agressé par une bactérie ou un virus, il réagit en produisant des signaux d’alarme qui activent rapidement le système de défense non spécifique de l’organisme, l’immunité innée. Ces signaux d’alarme, appelés cytokines, coordonnent la réponse immunitaire qui a pour but de détruire l’intrus. Mais les signaux d’alarme préviennent en parallèle le cerveau qui, à son tour, développe une stratégie de défense : elle se traduit par de la fièvre mais aussi par des attitudes de malade : troubles de l’humeur, perte de mémoire, sommeil, manque d’appétit, repli sur soi, etc. Ces comportements sont commandés par l’action des mêmes signaux que ceux émis par le corps : les cytokines, qui agissent sur différentes structures cérébrales. Ces manifestations comportementales, réversibles à l’arrêt de la synthèse des cytokines, font partie de la stratégie de défense.Pourtant, la synthèse de ces cytokines n’est pas toujours associée à un état de défense de l’organisme. Ainsi, chez certaines personnes vulnérables (malades sous traitement, personnes âgées dont le système immunitaire se dérègle avec l’âge ou personnes obèses), les signaux émis par l’activation du système de l’immunité innée est chronique : en faible proportion mais continue. Cette activation prolongée, qui ne sert pas à défendre l’organisme, devient toxique pour les neurones et peut conduire au développement de troubles de l’attention ou à des situations dépressives plus graves.C’est dans ce contexte qu’intervient l’alimentation, car l’organisme est exposé sa vie durant à des composants de l’alimentation qui sont susceptibles de moduler ces relations. L’attention des chercheurs de l’équipe de Sophie Layé a été retenue par les acides gras polyinsaturés (AGPI) en raison de leurs fortes teneurs dans le cerveau (30 % ou la concentration la plus élevée dans le corps). Les AGPI existent sous deux formes, les AGPI n-3 et les AGPI n-6, appelés aussi oméga-3 et oméga-6, qui diffèrent par la position de la double liaison de leur chaîne carbonée. Or la population française est de plus en plus exposée à des régimes alimentaires de type “fast-food” nettement plus riches en oméga-6 (que l’on trouve par exemple dans l’huile de tournesol) mais déficients en oméga-3 (présents dans le poisson, les fruits de mer, l’huile de colza…) par rapport au régime traditionnel.

Les chercheurs ont donc soumis de jeunes souris, pendant toute leur existence, à un régime carencé en oméga-3. Leurs résultats montrent que les souris âgées soumises à ce régime carencé développent davantage de troubles de la mémoire et ont des taux de cytokines inflammatoires plus élevés que les souris soumises à un régime équilibré. Cette expérience suggère que les oméga-3 limitent la production de cytokines.

Les chercheurs ont alors entrepris d’évaluer les interactions réciproques entre alimentation et inflammation et leurs conséquences sur le bien-être (participation au programme Coginut de l’Agence Nationale de la Recherche piloté par l’Inserm de 2006 à 2010). Ils ont travaillé sur des individus de 65 ans et plus, dont les habitudes alimentaires sont connues. Les résultats préliminaires indiquent que les personnes âgées qui ont une activation immunologique chronique ont elles aussi des taux d’oméga-3 plus faibles. Elles ont en outre une qualité de vie plus altérée que les individus sans activité immunitaire. Ainsi, les troubles de l’humeur chronique chez les personnes âgées pourraient résulter d’une production trop importante de cytokines, liée à une carence en oméga-3.

Ces travaux devraient permettre à terme de proposer de nouvelles modalités de prise en charge de ces troubles de l’humeur, en particulier par des recommandations alimentaires comme la consommation d’aliments riches en oméga-3, pour leurs effets sur le bien-être. Bien sûr, prendre une gélule quotidienne d’oméga-3 ne suffirait pas, il s’agit plutôt de bâtir une nouvelle hygiène alimentaire à l’échelle de la vie !

Bio express :
Sophie Layé est généticienne de formation mais sa thèse l’a amenée à se spécialiser en neuroimmunologie. Nommée enseignant-chercheur à l’université de Bordeaux, elle s’est consacrée au rôle des hormones dans les comportements alimentaires. Recrutée en 2004 comme chercheuse au sein du département “Alimentation humaine” de l’INRA, et affectée au laboratoire Psynugen, elle anime l’équipe “Nutrition, Cytokines et Troubles Neuropsychiatriques”.

Rédacteur : Service Presse INRA, tél : 01 42 75 91 69Contacts :
Sophie Layé - Unité mixte de recherche “Psychoneuroimmunologie, Nutrition et Génétique” (INRA, CNRS Université Bordeaux 2) - Tel : 05 57 57 37 22 - sophie.laye@bordeaux.inserm.fr
Centre INRA de Bordeaux

Un vaccin à vie contre la grippe ?

Un laboratoire anglais aurait mis au point un vaccin procurant une protection antigrippale permanente sans nécessité d’être piqué tous les ans.

 

(AP)

Tous les ans, en hiver, la grippe pointe le bout de son nez et selon sa virulence cause plus ou moins de dégâts. Ce sont les personnes les plus fragiles, vieillards et nourrissons, qui paient le plus lourd tribut. Depuis une dizaine d’années, les campagnes en faveur de la vaccination se multiplient et commencent à porter leur fruit. La mise à disposition gratuite du vaccin pour les plus de 65 ans a permis de réduire la mortalité de cette infection.

Le problème avec le virus de la grippe, est sa capacité à muter très rapidement. En fait il n’existe pas un seul virus mais trois Myxovirus influenzae : A, B et C. Si bien que chaque année c’est un virus légèrement différent qui part à l’assaut de nos organismes. Du coup, les spécialistes de l’immunité sont obligés de fabriquer tous les ans un nouveau vaccin à partir des souches identifiées par l’OMS. Les mécanismes qui induisent la variabilité du virus sont de deux types. Le premier appelé glissement antigénique entraîne une mutation des gènes codant pour les protéines de surface qui provoque des modifications mineures du virus. Le deuxième mécanisme, plus grave, ne concerne que les virus de type A, c’est la cassure. Dans ce cas, des changements radicaux des protéines donnent naissance à un nouveau virus totalement différent des précédents et donc particulièrement dangereux. C’est ce phénomène de cassure qui a généré le virus de la grippe espagnole, responsable de 40 millions de morts en 1918, et plus récemment celui de Hongkong en 68.

La mise au point d’un vaccin conférant une protection efficace d’une année sur l’autre n’a donc rien d’évident. C’est pourtant ce qu’annonce la firme anglaise Acambis, à grand renfort de publicité. Pour réaliser ce tour de force, les biologistes d’Acambis ont travaillé sur les parties invariantes des protéines de surface du virus. Ils ont utilisé un petit peptide, M2e, identifié par des scientifiques belges. Le vaccin est pour l’instant en phase d’essai, annonce Acambis, testé sur 79 volontaires, il aurait suscité la production d’anticorps chez neuf sujets sur dix.

D’autres tests sont en cours mais ces premiers résultats semblent prometteurs. Il faut maintenant avoir confirmation de la réalité de cette avancée. En effet, pour le moment, la société n’a pas encore communiqué de données cliniques vérifiables par la communauté scientifique ce qui fait qu’un certain nombre de spécialistes du sujet demeurent sceptiques.

Source : Joël IGNASSE - Sciences et Avenir.com - le 07/01/2008

Fibre végétale légère et résistante

Des recherches menées par l’unité de Belem de l’Entreprise Brésilienne de recherche Agronomique (Embrapa) sur la curauá, bromelia de la famille des ananas, mettent en avant le potentiel prometteur de cette plante. Ainsi, les caractéristiques de sa fibre -résistance, légèreté et recyclabilité- permettent d’envisager de nombreuses applications dans divers secteurs.

Une première piste dans l’industrie automobile consiste au remplacement de la vibre de verre pour le renforcement du plastique dans les pièces réduites comme les boutons du tableau de bord. Sont également à l’étude une utilisation pour la fabrication de réservoirs à eau, de piscines, de tissus anti-allergiques… Par ailleurs, les résidus issus du processus de transformation de la feuille peuvent être utilisés pour la production de rations animales ou de papier.

La production brésilienne de curauá, concentrée dans la région de Santarem, Etat du Para, ne s’élève pour l’instant qu’à une vingtaine de tonnes. Cependant, les cultivateurs s’organisent pour augmenter la production, suite aux résultats très positifs des recherches menées sur cette plante.

Source : Fapesp - Maxence Motte