Vers le développement de produits capables de se substituer aux pesticides

C’est l’objectif que se sont fixés les partenaires d’Innovargalgue, un projet, porté par Goemar, une PME d’environ 140 personnes, et co-labellisé, ce qui est quasiment unique, par le pôle Végépolys et son homologue breton Valorial. “D’ici trois ans, nous souhaitons mettre au point deux produits distincts et/ou un produit associé, l’un ayant un mode d’action direct, donc préventif et curatif, l’autre stimulant les défenses naturelles, c’est-à-dire plutôt préventif”, explique Jean-Marie Joubert, directeur du développement santé végétale au sein de Goemar, une entreprise qui consacre à la R&D près de 15% de ses 99 millions de chiffre d’affaires pour 2006-2007. Précisons que ces produits, issus du milieu naturel, font et feront l’objet de dépôts de brevets, que ce soit individuellement ou en commun.

Pour parvenir aux résultais escomptés, Goemar, dont les activités s’articulent autour des deux domaines que sont la santé végétale et la santé humaine, a fait appel à un certain nombre de partenaires comme l’IRMA (Institut de Recherche des Matériaux Avancés) basé à Lorient, le CERAFEL Bretagne à Saint-Pol-de-Léon et le CEAFL Val de Loire à Nantes -qui sont deux comités économiques des fruits et légumes- le laboratoire de Bretagne Biotechnologie Végétale (BBV), enfin l’INRA de Dijon et l’Unité Mixte de Recherche PaVé de l’INRA d’Angers. La phase actuelle de ce programme, financé à la fois par l’Etat et les collectivités locales, consiste à sélectionner les meilleurs produits. “Au cours d’une seconde phase, il s’agira de mettre en évidence leur véritable mode d’action”, précise Jean-Marie Joubert.

Un produit inoffensif, tant pour l’utilisateur que pour l’environnement, pourrait arriver sur le marché d’ici cinq ou six ans estime-t-on chez Goemar. Mais entre-temps, une fois le projet Innovargalgue terminé, il va falloir réaliser un travail d’expérimentation au champ, durant deux ans, afin de pouvoir préparer le montage d’un dossier de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).

Source : ADIT - Jean-François Desessard

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