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- 11.9.2008: Quand Morgane transforme les algues vertes
- 10.9.2008: Des dimensions secrètes
- 22.8.2008: Des pommes biologiques naturellement sans ver
- 26.6.2008: Le paradoxe français "French Paradox"
- 18.6.2008: Un riz coloré riche en nutriments
- 13.6.2008: Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
- 28.5.2008: Le sexe du futur bébé lié à l'alimentation de la mère
- 22.5.2008: Alimentation biologique: nouveau règlement européen
- 12.5.2008: Les agents conservateurs
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Archive pour mai
Le sexe du futur bébé lié à l’alimentation de la mère
28.5.2008 par Pascal Garbay.
Une étude anglaise indique qu’un apport calorique important au moment de la conception favorise la naissance des garçons.
La naissance de filles ou de garçons apparaît aux yeux du commun des mortels comme une sorte de loterie répondant à des règles probabilistes simples. Et s’il existe une moyenne, certains couples produisent, à leur grand dam, les uns des séries de filles et les autres de garçons. De tout temps, les êtres humains ont tenté d’influencer ce destin, avec des recettes plus ou moins heureuses. Si les Chinois ont choisi la triste et radicale méthode d’élimination des fœtus féminins après échographie pour faire naître des fils, les Anglais annoncent cette semaine dans le très sérieux journal de l’Académie royale de Londres que la richesse calorique de l’alimentation au moment de la conception est un facteur favorable à la naissance de garçons, alors qu’un régime hypocalorique aurait tendance à sélectionner des filles. Cette découverte, selon les auteurs, pourrait être une des explications du fait que le sex-ratio des naissances s’est un peu modifié récemment dans les pays industrialisés avec un peu moins de naissances de garçons, du fait de l’obsession de la minceur chez les jeunes femmes.
L’équipe de santé publique de l’université d’Oxford, pour aboutir à cette conclusion, s’est penchée sur 720 jeunes Anglaises enceintes pour la première fois et qui ne connaissaient pas le sexe du fœtus. Toutes ont été tenues de se remémorer leurs habitudes alimentaires, dans les semaines antérieures et postérieures à la conception, de manière très précise, afin de calculer pour chacune l’apport calorique quotidien et le type d’aliments absorbés. Ces femmes ont été divisées en trois groupes : celles qui prenaient le plus de calories, celles qui se situaient dans la moyenne et celles qui avaient le plus faible taux de consommation.
Après la naissance, les corrélations entre les apports alimentaires et le sexe de l’enfant ont permis de mettre en évidence le fait que 56 % des naissances étaient des garçons dans le groupe des mamans ayant consommé le plus de calories, alors que ce taux n’était que de 45 % pour celles qui avaient eu le plus faible apport calorique dans la période de la conception. Outre le fait d’ingérer le plus de calories, les mères de garçons étaient plus nombreuses à avoir mangé une plus large variété d’aliments et de nutriments, incluant plus de potassium, de calcium, de vitamines C, E et B12.
Céréales au petit déjeuner
Les chercheurs ont aussi pu mettre en évidence une forte corrélation entre la consommation de céréales au petit déjeuner et la naissance de garçons. En revanche, pas plus le niveau socio-économique que les caractéristiques anthropométriques des parents n’ont paru influencer le sexe de l’enfant. Ni, d’ailleurs, la quantité de café, de thé ou le tabagisme. Enfin, l’indice de masse corporelle (qui tient compte de la taille et du poids) n’est pas un facteur influençant le sexe de la descendance.
Plusieurs leçons peuvent être tirées de cette enquête extrêmement bien documentée. D’une part, au cours des quarante dernières années, selon plusieurs auteurs, il y aurait un petit, mais franc, déclin de la proportion de naissances de sexe masculin dans les pays riches. Cette baisse, considérée jusqu’à maintenant comme la conséquence d’une exposition à des toxiques, et notamment à des œstrogènes-like (certains produits notamment ménagers dits perturbateurs endocriniens sont capables de mimer l’effet des œstrogènes sur la physiologie), pourrait être liée à l’évolution des comportements alimentaires. En particulier, les changements de régime des jeunes femmes, qui montrent une baisse des quantités ingérées, pourraient expliquer cette évolution. Cette baisse n’est pas incompatible avec le développement de l’obésité, qui serait autant une conséquence de l’absence d’activité physique que de l’excès alimentaire. L’autre leçon, c’est bien sûr qu’il faut conseiller aux femmes qui cherchent à avoir un fils d’avoir une alimentation riche en calories et diversifiée, sans oublier le petit déjeuner.
Aujourd’hui, pour choisir le sexe de l’enfant avant sa conception, la seule méthode infaillible est le diagnostic génétique préimplantatoire. Après une fécondation in vitro, une cellule de l’embryon est examinée, et ne sont implantés dans l’utérus maternel que les embryons du sexe choisi. Ce procédé, interdit en France, est pratiqué aux États-Unis, en Chine, en Inde. «Il y a quelques années, raconte le professeur François Olivennes (Paris), un médecin belge a prétendu avoir mis au point une machine permettant de trier les spermatozoïdes XX ou XY, de manière à faire naître soit une fille soit un garçon.» Il y a enfin le régime du docteur François Papa, qui préconise schématiquement pour faire naître une fille une alimentation riche en calcium et pauvre en sel et inversement pour avoir un fils.
La découverte permettrait d’expliquer en partie le léger déclin de la proportion de naissances masculines dans les pays riches.
Source : Le Figaro
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Alimentation biologique: nouveau règlement européen
22.5.2008 par Pascal Garbay.
Le nouveau règlement comporte les caractéristiques suivantes:
* il définit plus explicitement les objectifs, les principes et les règles applicables à la production pour l’agriculture biologique avec la souplesse nécessaire pour tenir compte des conditions locales et des stades de développement,
* il garantit une application uniforme des objectifs et des principes à tous les stades de la production biologique dans les secteurs de la production animale, de l’aquaculture, de la production végétale et de l’alimentation animale ainsi que dans le secteur de la production de denrées alimentaires biologiques,
* il clarifie les règles concernant les OGM, et notamment celle selon laquelle les produits OGM continuent à être strictement interdits dans le mode de production biologique et celle selon laquelle le seuil général de 0,9 pour cent de présence accidentelle d’OGM autorisés s’applique également à l’alimentation biologique,
* il comble la lacune selon laquelle la présence accidentelle d’OGM au-dessus du seuil de 0,9 pour cent n’exclut pas actuellement la vente des produits en tant que produits biologiques,
* il rend obligatoire le logo de l’UE pour les produits biologiques d’origine communautaire, mais permet qu’il soit accompagné de logos nationaux ou privés, afin de promouvoir le concept commun» du mode de production biologique,
* il n’interdit pas des normes privées plus strictes,
* il fait en sorte que seuls les aliments contenant au moins 95 pour cent d’ingrédients biologiques peuvent être étiquetés comme étant biologiques,
* il permet aux produits non-biologiques d’indiquer les ingrédients biologiques sur la liste des ingrédients uniquement,
* il ne comprend pas le secteur de la restauration et des cantines, mais permet aux États membres de réglementer ce secteur s’ils le souhaitent, en attendant un réexamen au niveau de l’UE en 2011,
* il renforce l’approche du contrôle fondée sur les risques et améliore le système de contrôle en l’alignant sur le système de contrôle officiel de l’UE des denrées alimentaires et aliments pour animaux s’appliquant à toutes les denrées alimentaires et aliments pour animaux, mais en maintenant des contrôles spécifiques utilisés dans le mode de production biologique,
* il établit un nouveau régime permanent d’importation permettant aux pays tiers d’exporter vers le marché de l’UE dans des conditions identiques ou équivalentes à celles des producteurs de l’UE,
* il impose l’indication du lieu où les produits ont été cultivés, y compris pour les produits importés portant le logo de UE,
* il crée une base pour ajouter des règles concernant l’aquaculture, le vin, les algues et les levures biologiques,
* il n’apporte aucune modification à la liste de substances autorisées dans le mode de production biologique et requiert la publication des demandes d’autorisation de nouvelles substances et un système centralisé pour décider des exceptions,
* il constitue la base pour le transfert des modalités de l’ancien au nouveau règlement, qui comportent notamment les listes de substances, les règles en matière de contrôle et d’autres modalités.
En 2005, dans l’Union européenne à 25 États membres, environ 6 millions d’hectares ont été exploités selon le mode de production biologique ou ont été convertis au mode de production biologique. Cela correspond à une augmentation de plus de 2 pour cent par rapport à 2004. Au cours de la même période, le nombre d’agriculteurs biologiques a augmenté de plus de 6 pour cent.
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Les agents conservateurs
12.5.2008 par Pascal Garbay.
Les conservateurs limitent, ralentissent ou stoppent la croissance des micro-organismes (bactéries, levures, moisissures) présents ou entrants dans l’aliment et préviennent donc l’altération des produits ou les intoxications alimentaires. Ils sont employés entre autres dans les aliments cuits, le vin, le fromage, les jus de fruits et les margarines. Quelques exemples:
- Dioxyde de soufre et sulfites (E220-228). Ils empêchent les changements de coloration dans les fruits secs et les légumes. Les sulfites inhibent aussi la croissance bactérienne dans le vin et les aliments fermentés, certains snacks et aliments préparés. Ils ont aussi des propriétés antioxydantes.
- Le propionate de calcium (E282). Il prévient les moisissures sur le pain et les aliments cuits.
- Les nitrates et les nitrites (sels de sodium et de potassium) (E249-252) sont employés dans la préparation des viandes comme le jambon ou les saucisses de Francfort pour empêcher la croissance de la bactérie botulique, Clostridium botulinum, qui est hautement pathogène.
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Que sont les antioxydants ?
6.5.2008 par Pascal Garbay.
Les antioxydants sont des molécules qui aident à protéger les aliments contre les réactions d’oxydation qui accélèrent le vieillissement. Il peut s’agir d’altérations dues à l’oxygène de l’air, à la lumière, aux traces de métaux ou à certaines enzymes.
Où trouve t’on les antioxydants ?
Principalement dans les fruits et légumes, mais on en trouve également dans le thé et le vin.
Ils se classent en 3 catégories : les vitamines (E, C et ß-carotène), les oligo-éléments (Sélénium, Cuivre, Manganèse et Zinc), et de nombreux autres micro-nutriments d’origine végétale comme, par exemple, les polyphénols.
2 - Liste des antioxydants par ordre croissant des n° CE
| E 300 : Acide L-ascorbique, Vitamine C |
E 301 : L-ascorbate de sodium, Vitamine C |
E 302 : L-ascorbate de calcium, Vitamine C |
| E 303 : Diacétate d’ascorbyle |
E 304 : Acide palmityle-6-L-ascorbique, Palmitate d’ascorbyle |
E 305 : Stéarate d’ascorbyle |
| E 306 : Extrait riche en tocophérols, Vitamine E |
E 307 : Alpha-tocophérol de synthèse, Vitamine E |
E 308 : Gamma-tocophérol de synthèse, Vitamine E |
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E 309 : Delta-tocophérol de synthèse, Vitamine E |
E 310 : Gallate de propyle |
E 311 : Gallate d’octyle |
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E 312 : Gallate dodécyle, Ester N-dodécylique |
E 315 : Acide érythorbique |
E 316 : Erythorbate de sodium |
| E 320 : Buthylhydroxyanisol B H A |
E 321 : Buthylhydroxytoluène BHT |
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Liste des colorants alimentaires et pharmaceutiques
2.5.2008 par Pascal Garbay.
| JAUNE | E 100 | Curcumine |
| E 101 | Lactoflavine ou riboflavine 5′phosphate | |
| E 102 | Tartrazine (allergie croisée avec aspirine) | |
| E 104 | Jaune de quinoléïne | |
| ORANGE | E 110 | Jaune orangé S |
| ROUGE | E 120 | Cochenille, acide carminique |
| E 122 | Azorubine | |
| E 123 | Amarante | |
| E 124 | Rouge cochenille A | |
| E 127 | Erythrosine | |
| E 162 | Rouge de betterave (bétanine) issue de la racine | |
| BLEU | E 131 | Bleu patenté V |
| E 132 | Indigotine | |
| VERT | E 140 | Chlorophylle |
| E 141 | complexes cuivriques des chlorophyllines | |
| E 142 | Vert acide brillant BS (ou vert lissamine) | |
| BRUN | E 150 | Caramel (par chauffage de sucres alimentaires) |
| NOIR | E 151 | Noir brillant BN |
| E 153 | Carbo Medicinalis (charbon végétal) | |
| NUANCES | E 163 | Anthocyanes : obtenus à partir de fruits (fraises, mures, cerises, prunes, framboises, groseilles, cassis, myrtilles, raisins) ou de légumes (choux rouge, oignons, aubergines, sureaux) |
| RUBIS | E 180 | Pigment rubis (rubis lutetia, litholrubine BK) : réservé à la coloration des croutes de fromages |
| Colorants de surface | E 170 | Carbonate de calcium |
| E 171 | Bioxyde de Titane | |
| E 172 | Oxydes et hydroxydes de Fer | |
| E 173 | Aluminium | |
| E 174 | Argent | |
| E 175 | Or |
| Classification des colorants | ||
| Colorants de synthèse | C. naturels | C. minéraux |
| E102 Tartrazine* | E100 Curcumine | E170 Carbonate de calcium |
| E103 Chrysoïne* | E101 Riboflavine | E171 Bioxyde de Ti |
| E104 Jaune de quinoléïne | E120 Cochenille | E172 Oxydes de fer |
| E105 Jaune solide* | E121 Oseille | E173 Aluminium |
| E110 Jaune orangé S* | E140 Chlorophylle | E174 Argent |
| E111 Orange CGN* | E141 Complexes cuivriques des Chlorophylles | E175 Or |
| E122 Azorubine* | E150 Caramel | E181 Terre d’ombre brûlée |
| E123 Amaranthe* | E153 Carbo medicinalis vegetalis | |
| E124 Rouge cochenille A* | E160 Caroténoïdes | |
| E125 Ecarlate GN* | E161 Xanthophylles | |
| E126 Ponceau 6R* | E162 Rouge de betterave | |
| E127 Erythrosine | E163 Anthocyananes | |
| E130 Bleu anthraquinonique | ||
| E131 Bleu patenté v | ||
| E132 Indigotine | ||
| E142 Vert acide brillant | ||
| E151 Noir brillant BN* | ||
| E152 Noir 7984 | ||
| E180 Pigment Rubis* | ||
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* colorant azoïque |
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