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- 26.6.2008: Le paradoxe français "French Paradox"
- 18.6.2008: Un riz coloré riche en nutriments
- 13.6.2008: Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
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Archive pour juin
Le paradoxe français “French Paradox”
26.6.2008 par Pascal Garbay.
Le paradoxe français (french paradox) est l’expression qu’emploient les anglophones et les diététiciens pour désigner une apparente contradiction entre la pratique alimentaire des français et leur santé.
Il ne s’agit en fait pas du régime alimentaire de toute la population française, mais uniquement de celle du Sud-Ouest. Dans cette partie de la France, en effet, l’alimentation est globalement assez riche en matières grasses (foie gras, confit de canard) et en vins, voire en boissons alcoolisées, alors que la santé globale est assez bonne, que le taux d’infarctus est de seulement 80 pour 100.000 par an, soit 4 fois moins qu’aux États-Unis et que l’espérance de vie est de 10 ans plus élevée que dans le nord-est de la France (source : Population et sociétés ).
Plusieurs hypothèses sont actuellement (2005) en concurrence, et d’ailleurs non exclusives les unes des autres :
La consommation de vin rouge à dose raisonnable (un ou deux verres par jour) préviendrait le développement des maladies cardio-vasculaires. Une hypothèse est que le resvératrol contenu dans certains vins serait particulièrement protecteur. L’action potentiellement bénéfique des polyphénols contenus dans le vin rouge est aussi régulièrement mise en avant. De fait, la courbe indiquant le taux de consommation de vin rouge et celui des maladies cardio-vasculaires dans les pays occidentaux a une allure bien linéaire régressive (on dit par boutade qu’il faudrait corriger ces statistiques des personnes qui n’ont pas pu avoir une maladie cardio-vasculaire parce qu’une cirrhose les a tuées avant, mais l’augmentation de longévité ne témoigne pas dans ce sens). Cependant cette théorie fait débat et ce d’autant que d’énormes intérêts économiques sont en jeu. Notamment, la plupart des études qui concluent à un effet protecteur de la consommation d’alcool souffrent d’une erreur méthodologique sérieuse, puisque sont rangés dans la catégorie des abstinents les anciens alcooliques devenus abstinents(*). Quelques études limitent la catégorie des abstinents aux abstinents de toujours et ne retrouvent pas cet effet protecteur. Le petit nombre d’études reposant sur une méthodologie correcte ne permet pas de porter une conclusion définitive sur cette question. Certains craignent par ailleurs que défendre la thèse d’un effet positif du vin encourage une consommation régulière, alors que l’alcool est responsable de nombreuses autres pathologies.
(*)Cela dit, un alcoolique, par définition, ne fait pas une consommation de vin “à dose raisonnable”, ce qui explique que les anciens alcooliques soient classés parmi les abstinents.
La viande de volaille (canard, oie…) est certes riche en cholestérol, mais davantage en bon cholestérol (Lipoprotéine de haute densité) qu’en mauvais (LDL).
Les oies ou les canards recevraient pour supporter leur gavage des doses importantes d’anticholestérolémiants qui se retrouveraient en partie dans leur viande. Cette information qui n’est ni confirmée ni infirmée fait sans doute partie des légendes urbaines.
La consommation de poissons, même gras5 comme la truite, est supérieure dans le sud de la France, et les poissons sont pauvres en LDL et autres hydrates saturés. (C’est un point commun avec l’alimentation des Japonais, gros consommateurs de poisson à bonne longévité).
La consommation de fruits et légumes frais est également supérieure dans le Sud de la France, ce qui apporte des antioxydants bénéfiques à la préservation de la santé. Globalement l’alimentation y est plus diversifiée.
Les glucides, et non les lipides, seraient responsables du surpoids et des maladies cardio-vasculaires, comme le suggérait déjà Brillat-Savarin dans sa Physiologie du goût publiée en 1825. Certains mettent en question l’hypothèse lipidique, communément admise, selon laquelle l’excès de consommation de graisses (et le cholestérol) serait le responsable principal des maladies cardio-vasculaires.
La pollution de l’air est moins élevée dans l’Ouest de la France mieux exposé au vent, et avec une concentration urbaine moins élevée, ce qui diminue l’incidence des maladies respiratoires. La plus grande douceur du climat permet aussi une meilleure ventilation des lieux de travail et de vie durant une grande partie de l’année.
Un autre raison possible est liée à la présence dans les pays du pourtour méditerranéen d’une plante sauvage particulièrement riche en omega-3, qui pourrait contribuer à baisser le risque cardio-vasculaire. “Les poules s’en régalent, comme s’en régalent aussi limaces et autres animalcules, dont les poules en liberté se régalent aussi… “7
Il se peut enfin que davantage de retraités choisissent le Sud-Ouest que le Nord-Est de la France pour profiter de leurs vieux jours, augmentant ainsi encore les statistiques de longévité moyenne dans cette région).
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Un riz coloré riche en nutriments
18.6.2008 par Pascal Garbay.
Des chercheurs taiwanais de l’Institut de recherche agronomique dépendant du Conseil de l’agriculture (COA) ont développé différentes variétés de riz génétiquement modifié à partir de la lignée de riz “Tainung 67″ dont les couleurs obtenues varient du mauve sombre à l’orange en passant par le marron.
La variété mauve sombre est celle qui contient le taux d’anthocyane, un pigment aux propriétés antioxydantes, le plus élevé : chaque gramme de ce riz contient par exemple 805,1 microgrammes de péonidine. De plus, ce riz est riche en oligo-éléments et a une teneur en fer de 16,46 micro-g /100g (6,3 pour le riz blanc), en zinc de 8,96 (4,92 pour le riz blanc), en cuivre de 1,49 (0,91 pour le riz blanc) et en sélénium de 0,15 (0,06 pour le riz blanc). La majorité des nutriments de ces riz colorés proviennent justement de leur couleur et les chercheurs ont également développé une technique spéciale de cuisson pour préserver la couleur, les nutriments et la texture du riz.
Ce riz va être dévoilé cet été lors d’une conférence internationale sur les biotechnologies durant laquelle les procédés de fabrication seront transférés au secteur privé pour une production de masse.
Source : BE Taiwan numéro 15 (13/06/2008) - Institut Français de Taipei (Taiwan) / ADIT
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Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
13.6.2008 par Pascal Garbay.
La sarcopénie désigne la fonte des muscles due au vieillissement ou à une maladie neurologique. Parmi les facteurs neurologiques en cause il faut citer la dégénérescence des neurones moteurs. Cependant, d’autres causes sont responsables de la sarcopénie :
- Les dysfonctionnements endocriniens (carence en hormone anabolisante).
- Les troubles nutritionnels.
On savait déjà que les fruits et les légumes contiennent des vitamines, des minéraux et des fibres, ce qui fait d’eux les aliments indispensables pour rester en bonne santé. Une étude récente du service de recherche agronomique (ARS) prouve que les fruits et légumes aident également à préserver la masse musculaire chez les personnes âgées. L’étude a été menée par le médecin et spécialiste en nutrition Bess Dawson-Hughes au centre de recherche de nutrition humaine de l’USDA en collaboration avec Tufts University à Boston, Massachusetts.
L’alimentation occidentale, riche en produits animaux, est une source d’acides sulfuriques et phosphoriques issus du métabolisme des protéines. De plus, il a déjà été prouvé que l’acidose alimentaire s’accentue avec le déclin de la fonction rénale lié à l’âge. Le rôle des os dans le maintien du pH plasmatique et de l’équilibre acido-basique est complexe. C’est un gigantesque réservoir de substances alcalines, mobilisables en réponse à une acidose métabolique. Les situations d’acidose sont associées à une hyper-calciurie et une balance calcique négative. L’essentiel du calcium de l’organisme étant contenu dans l’os, le squelette contribue à cette élévation de l’excrétion urinaire de calcium. L’acidose diminue la réabsorption rénale du calcium et un excès d’H+ provoque une libération du calcium osseux. Même faible, une diminution du pH se traduit par une augmentation de la résorption osseuse. Ainsi l’ostéoporose pourrait être la conséquence de l’utilisation des capacités tampons du squelette, en réponse à une acidose chronique induite par l’alimentation.
Les chercheurs ont réalisé cette étude sur un ensemble de 400 volontaires hommes et femmes âgés de 65 ans et plus. L’activité physique, la taille, le poids, et le pourcentage de la masse maigre du corps des volontaires ont été mesurés au début de l’étude et trois ans après. On observe chez les volontaires dont les régimes étaient riches en potassium, 1.5 kg de masse maigre supplémentaire en comparaison avec les volontaires ayant reçu un régime contenant deux fois moins de potassium. Cela devrait participer à la compensation de perte d’environ 2 kg de masse maigre qui est typiquement perdu en une décennie chez les hommes et les femmes en bonne santé âgés de plus de 65 ans. Cette étude a été publiée dans l’édition de mars du journal américain American Journal of clinical Nutrition.
Les chercheurs ont observé les liens potentiels entre le pourcentage de la masse maigre du corps et les régimes riches en potassium alcalisant, présents en grandes quantités dans les fruits et les légumes. De tels régimes aident à neutraliser l’acidose. Le fait d’être acidifiant ou alcalisant pour un aliment n’a rien à voir avec son goût mais correspond aux pH des résidus qu’il produira dans le corps, par exemple, le pamplemousse acide est métabolisé en résidus alcalins.
Origine : BE Etats-Unis numéro 126 (6/06/2008)
Source : Bushinsky DA. Et al AmJ Physiol 1996; 271:F216 -22
- Frassetto LA, et al. American Journal of Physiology 271, F1114 -F1122.
- Barzel US (1995), Journal of Bone and Mineral Research 10, 1431-1436
- Patience J.F. , Journal of Animal Science, Vol 68, Issue 2 398-408, 1990
- Buclin T, et al Osteoporos Int 2001; 12:493-9
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