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- 11.12.2008: Lutter contre le réchauffement peut accroître la pollution
- 11.12.2008: Pourquoi les oiseaux ont-ils des plumes ?
- 25.11.2008: "Le Cercle des Gourmets"
- 6.10.2008: Y a-t-il vraiment beaucoup de fer dans les épinards ?
- 11.9.2008: Quand Morgane transforme les algues vertes
- 10.9.2008: Des dimensions secrètes
- 22.8.2008: Des pommes biologiques naturellement sans ver
- 26.6.2008: Le paradoxe français "French Paradox"
- 18.6.2008: Un riz coloré riche en nutriments
- 13.6.2008: Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
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Lutter contre le réchauffement peut accroître la pollution
11.12.2008 par Pascal Garbay.
Bénéfiques pour le climat, le recours aux moteurs Diesel ou au chauffage au bois dégradent, dans le même temps, la qualité de l’air.
Et si l’indispensable combat contre le réchauffement climatique avait occulté la bataille tout aussi pertinente contre la pollution atmosphérique ? Au point de réaliser aujourd’hui que des mesures permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, comme le CO2, ont également pour conséquence de dégrader la qualité de l’air que l’on respire… Les exemples allant dans ce sens n’ont pas manqué lors du colloque organisé sur ce thème, la semaine dernière, à Strasbourg, par l’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (Appa) sur le thème.
«Il y a aujourd’hui une question très controversée sur le choix à effectuer entre essence ou diesel pour les voitures », a ainsi expliqué Roy Harrison, chercheur à l’université de Birmingham. «Le diesel émet moins de CO2 que l’essence et est donc meilleur pour le climat que l’essence. En revanche, il relâche beaucoup plus de particules. C’est le type même de solution gagnante-perdante » poursuit le spécialiste. «Afin de réaliser des économies d’énergie, on calfeutre les maisons. Attention à la dégradation de l’air intérieur», lance de son côté Philippe Richert, sénateur et président du Conseil national de l’air. «À Londres, les programmes en faveur de l’utilisation du bois-énergie ont été suspendus en raison d’un rapport montrant un accroissement des émissions de microparticules (PM10)», renchérit John Murlis, chercheur à l’Appa de Grande-Bretagne.
L’effet «refroidissant» des microparticules
De fait, les deux problématiques n’ayant pas émergé en même temps, elles ont été abordées séparément dans beaucoup de pays. C’est ce qui s’est produit récemment dans le cadre du Grenelle. Cette séparation a aussi quelques explications techniques. «Les gaz à effet de serre ont une durée de vie très longue et leur modélisation est assez facile », poursuit Roy Harrison, qui ajoute : «Ce n’est pas le cas des polluants qui ne restent que quelques jours dans l’atmosphère», avant de retomber sur le sol.
Pour autant, les scientifiques ne cessent de progresser dans la connaissance des effets croisés de certains polluants dans le changement climatique, et réciproquement. C’est vrai depuis longtemps pour l’ozone qui aggrave l’effet de serre. À l’inverse, en stoppant les rayons du soleil, les microparticules ont un effet refroidissant. «Les climatologues du Giec (Groupement intergouvernemental d’étude du climat, NDLR) qui ont commencé leurs travaux dans les années 1970 avec quasiment les seules données météorologiques ont développé au fil des ans des modèles de plus en plus sophistiqués. Ils ont introduit ces dernières années le rôle des aérosols», commente Daniel Martin, chargé de mission sur le climat au ministère de l’Écologie. «La prochaine étape sera d’intégrer les effets liés à l’interaction des polluants entre eux», ajoute Richard Mills, président de l’Union internationale des Appa.
Parallèlement, plus les recherches avancent, plus les réponses se doivent d’être subtiles. Il existe des réponses «gagnantes-gagnantes» : produire par exemple de l’électricité à partir de gaz plutôt que du charbon permet à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de diminuer les polluants atmosphériques. Il en va de même lorsque les transports en commun sont privilégiés par rapport à l’individuel.
Mais attention, prévient Karl-Friedrich Ziegahn, ingénieur au centre de recherche de Karlsruhe en Allemagne : «Même si l’on constate des effets négatifs d’une technique sur la pollution atmosphérique, nous ne devons pas arrêter les recherches. Il faut discuter, réfléchir, mais il ne faut surtout pas fermer la porte.»
source : Le Figaro - Marielle Court
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Pourquoi les oiseaux ont-ils des plumes ?
11.12.2008 par Pascal Garbay.
Les oiseaux sont les seuls animaux à avoir des plumes. La réponse à la question de savoir pourquoi peut sembler évidente. «Pour voler !» vient tout de suite à l’esprit et à la bouche. Mais en fait, non. Deux exemples le prouvent. Le premier est celui des chauves-souris qui, même si elles ne sont pas des oiseaux mais des mammifères, sont capables de voler sans plumes. Le second exemple est celui des Indiens (ou des danseuses de revue) couverts de plumes et qui ne volent pas. Il y a aussi l’exemple des oiseaux (à plumes) qui ne volent pas, des poissons volants ou des avions, mais bon. Le plumage d’un volatile (au sens ancien de l’ensemble des oiseaux) va certes lui permettre (ou ne pas l’empêcher) de voler, mais va surtout assurer son isolation thermique, sa protection solaire et son imperméabilité. Il va rester au chaud et au sec dans pratiquement toutes les conditions climatiques et pendant tous ses vols, à toutes les altitudes. Mais, pour cela, il faut qu’une plume soit une petite merveille technologique.
Il est maintenant admis que les oiseaux sont un peu les dinosaures modernes, puisqu’ils descendent de certains reptiles du crétacé. Les plumes sont en fait des écailles de reptile modifiées. Elles ne se sont pas faites en un jour, bien sûr, et ont lentement évolué au cours des millions d’années pour atteindre leur «perfection» actuelle. Mais leur composition est encore identique à celle des écailles : elles sont faites de kératine, que l’on retrouve chez l’homme dans les cheveux, les poils ou les ongles, chez d’autres animaux dans les griffes ou les sabots.
Regardons une plume. Elle a une tige centrale (le rachis), épaisse, à laquelle sont rattachées latéralement de plus petites tiges (les barbes) comme deux peignes dos à dos. À la loupe, on peut voir que les dents des peignes sont à leur tour reliées entre elles par d’encore plus fins «fils» (les barbules). Et tout un système de petits crochets relie tout ce beau monde. Assurant cohésion mais aussi souplesse à l’ensemble.
Chacun a pu constater que les oiseaux passent une grande partie de leur temps à se faire beau. En passant et repassant inlassablement leur bec dans leur plumage. En fait, ils réparent leurs plumes, les nettoient et les enduisent d’une substance qui va aider à leur imperméabilisation. Avec le mouvement de leur bec, de la base vers l’extrémité, ils vont raccrocher les petits crochets des barbules qui ont pu «sauter» lors de leurs évolutions. Redonnant cohésion et souplesse à la plume.
Mais une plume n’est pas éternelle. Une à deux fois par an, les oiseaux font leur mue. Soit progressivement, soit plus brutalement. Dans ce dernier cas, comme pour certains canards et les oies, l’oiseau devient temporairement incapable de voler. Les plumes proviennent de papilles dermiques, réparties aux endroits stratégiques, comparables au follicule pileux des hommes. Et pour qu’une nouvelle plume pousse, il faut que l’ancienne soit tombée.
Envergures phénoménales
Le nombre de plumes est très variable suivant les oiseaux (et oui, certains les comptent). Certains petits colibris, qui ne pèsent que quelques grammes, n’ont que 900 plumes, contre 25 000 par exemple pour un cygne. Une tourterelle en a environ 4 000, un goéland de 6 000 à 7 000, un canard colvert plus de 10 000. Leur taille peut également être très différente. Pour un même oiseau, les plumes des ailes, de l’empennage arrière ou du cou ont des longueurs très différentes. Entre espèces, évidemment, la variation est aussi très grande. Certains oiseaux atteignent des envergures (distance entre le bout des ailes déployées) phénoménales. La cigogne dépasse les 2 mètres, certains condors les 3 mètres et les plus grands albatros les 3,5 mètres.
Enfin, n’oublions pas que les esthètes ont leur mot à dire. Car la plume est beauté. Dans de nombreuses espèces, les peintres s’en sont donnés à cœur joie. Le paon, les perroquets, et bien d’autres, rivalisent de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Et ce n’est pas que pour la beauté de nos yeux. C’est aussi une arme de séduction : les mâles les plus chatoyants attireront plus les femelles que les autres. Avant, peut-être, de leur voler dans les plumes…
Source : Le Figaro - Jean-Luc Nothias du 10 décembre 2008
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“Le Cercle des Gourmets”
25.11.2008 par Pascal Garbay.
Bonjour à tous,
Je tiens a vous informer de la naissance d’une association “Le cercle des gourmets” qui a pour but de promouvoir la gastronomie.
Nos activités sont diverses et concerne le domaine de la gastronomie (cours de cuisine, dégustation de produits locaux, rencontre avec des producteurs et des chefs cuisiniers, découverte des cuisines du monde…).
Cette association prône le partage et la convivialité autour de la gastronomie.
Si vous souhaitez des renseignements ou adhérer venez visiter le site : http://www.lecercledesgourmets.fr ou envoyez un mail à : contact(at)lecercledesgourmets.fr
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Y a-t-il vraiment beaucoup de fer dans les épinards ?
6.10.2008 par Pascal Garbay.
Le monde culinaire a beau obéir aux lois de la science, aussi bien pour les cuissons, les émulsions, les mousses, etc., il n’en est pas moins peuplé de créatures fantasmatiques qui ont la vie dure. La légende de l’épinard fait partie de ces mythes encore bien vivaces qui se sont renforcés au fil des années. L’épinard serait très riche en fer et des générations de mamans ont cru bien faire en obligeant leurs enfants, malgré leurs cris de désespoir, à en avaler. Et ce n’est pas que de la faute à Popeye.
Donc, il faut le dire haut et fort, l’épinard, avec ses 2,7 mg de fer pour 100 g de feuilles fraîches, n’est pas du tout l’aliment le plus riche en fer. Il en possède moins, par exemple, que les lentilles ou les haricots. De plus, le corps humain absorbe moins bien le fer d’origine végétale que celui d’origine animale. Les palourdes ou les huîtres en sont fort bien pourvues, tout comme le foie, les rognons ou même la viande rouge.
Un homme a besoin d’un apport quotidien d’environ 10 mg de fer. Avec des variations en fonction de l’âge et du sexe (les femmes en ont en général plus besoin que les hommes), une femme enceinte ayant par exemple besoin de 27 mg de fer par jour. Le fer est un élément qui représente 5 % de la croûte terrestre. Il est donc plus abondant que le calcium, le magnésium ou le sodium. Il est principalement utilisé dans le corps humain pour le transport de l’oxygène dans le sang. C’est lui qui, au sein de la grosse molécule d’hémoglobine, va « sangler » les molécules d’oxygène pendant leur transport dans les artères et vaisseaux sanguins, puis les libérer dans les tissus. Il est stocké dans le foie, la rate et la moelle osseuse.
Le fer entre également dans quelques autres synthèses de molécules biologiques. Pourquoi est-on persuadé que l’épinard est le roi des légumes fournisseur de fer ? L’histoire, qui semble vraie, est savoureuse et remonte à 1870. Cette année-là, un biochimiste allemand, E. von Wolf, évalue la composition nutritionnelle des aliments. Et plutôt que d’écrire dans ses tablettes de résultats, les 2,7 mg de fer pour 100 gr de feuilles, il se trompe et inscrit 27 mg. Et voilà que pour une erreur de virgule, l’épinard devenait le Goliath du fer.
Les biceps d’acier de Popeye
Une erreur qui a été suivie d’une deuxième, quelques années plus tard. Un chercheur suisse de l’université de Bâle, Gustav von Bunge, attribue le taux de fer dans des épinards séchés à des épinards frais. Évidemment, le taux de fer dans des épinards séchés est plus élevé que dans les frais. Enfin, cerise sur le gâteau pour les épinards, voici venir, au début du XXe siècle, l’irrésistible Popeye et ses biceps d’acier lorsqu’il avale une boîte d’épinards. Le marin à la pipe va définitivement consacrer le règne des épinards.
Pourtant, ils ont d’autres avantages, mais aussi des désavantages. Chapitre avantages, on peut noter qu’ils sont riches en fibres, en vitamines et en minéraux divers. Des recherches ont également montré qu’il était riche en lutéine et en zéaxanthine, deux antioxydants bénéfiques pour les yeux. Au chapitre désavantage, il est aussi riche en substances appelées oxalates qui peuvent entraîner des récidives de calculs urinaires ou rénaux ainsi que des crises de goutte. L’épinard a aussi trop souvent des teneurs en nitrates élevées, car il a de grands besoins d’azote pour pousser. Dans l’histoire des aliments, l’épinard n’est pas le seul à s’être retrouvé en position d’usurpateur. Prenons l’orange, cette source bienfaitrice de vitamine C. Les agrumes, en général, sont une bonne source de vitamine C. Mais ce ne sont pas, et de loin, les meilleurs pourvoyeurs en la matière. La goyave, le persil, le navet, l’oseille, le kiwi, le chou ou le piment, par exemple, font bien mieux.
Cette croyance vient, bien sûr, des expériences, au XVIIIe siècle, visant à supprimer le scorbut chez les marins au long cours. Et de tout ce qui fut essayé alors, le citron sortit vainqueur. Mais il ne faut oublier qu’au début du XXe siècle les premiers cachets de suppléments de vitamine C mis au point par l’industrie pharmaceutique, et qui n’avaient a priori rien à voir avec les agrumes, ont simplement été parfumés à… l’orange. Un parfum, il est vrai, sans doute plus vendeur que le goût… de navet.
Source : Jean-Luc Nothias - Le Figaro - 1/10/2008
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Quand Morgane transforme les algues vertes
11.9.2008 par Pascal Garbay.
« Morgane » fait figure d’exception puisqu’il s’agit du seul pôle de chimie verte européen à utiliser des algues vertes dans son procédé. Le site transforme algues vertes, déchets animaux et déchets végétaux en énergies renouvelables et produits naturels pour l’agriculture.
Toutes les éco-ressources prises en charge sont intégralement valorisées par des procédés de broyage, de méthanisation et de filtration afin de produire des engrais et des fertilisants liquides. A la fin du process de fabrication, l’eau est également revalorisée.
Dans le contexte d’une agriculture Bretonne souvent montrée du doigt pour son impact sur l’environnement, la technologie Morgane offre une solution nouvellegénération à la fois écologique et éthique à la pollution aux nitrates, à la prolifération des algues vertes sur les littoraux et à la production d’énergie propre sans utiliser de matières premières ou de céréales nécessaires à l’alimentation humaine.
Cette technologie révolutionnaire intéresse déjà de nombreux pays dans le monde, comme la Chine, par exemple, confrontés aux marées vertes des algues.
« Morgane » est également une réponse à de fortes attentes régionales. En effet, la Bretagne ne disposant pas de centrale nucléaire doit, sur ses propres ressources, développer un modèle alternatif de production d’énergie pour contribuer à la diversification des sources d’énergie. De plus, les industriels bretons de l’agroalimentaire ainsi que les professionnels du monde agricole y trouveront une réponse efficace à leurs problématiques de déchets.
Source : Agrisalon
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