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- 10.9.2008: Des dimensions secrètes
- 22.8.2008: Des pommes biologiques naturellement sans ver
- 26.6.2008: Le paradoxe français "French Paradox"
- 18.6.2008: Un riz coloré riche en nutriments
- 13.6.2008: Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
- 28.5.2008: Le sexe du futur bébé lié à l'alimentation de la mère
- 22.5.2008: Alimentation biologique: nouveau règlement européen
- 12.5.2008: Les agents conservateurs
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Archive de la catégorie Agriculture Biologique
Des pommes biologiques naturellement sans ver
22.8.2008 par Pascal Garbay.
Des chercheurs de l’Université d’Erlangen-Nuremberg ont mis au point un procédé qui permet de protéger les pommes produites en agriculture biologique des attaques de vers. L’équipe, dirigée par le Dr. Stefan Schwab, bénéficie désormais d’un soutien financier de 350.000 euros du Ministère fédéral de l’économie et de la technologie (BMWi).
Le groupe de travail Agrolytix de l’Université d’Erlangen-Nuremberg se compose de biologistes, de chimistes et de techniciens de procédés. Ils attaquent les larves du carpocarpse des pommes, l’ennemi principal des vergers, à l’aide d’un virus. Celui-ci est inoffensif pour les autres insectes et animaux. Pour les larves, en revanche, l’infection est mortelle.
Le produit biologique ainsi pulvérisé présente une efficacité comparable à celle de son pendant conventionnel, tout en étant plus respectueux de l’environnement. Les chercheurs sont parvenus à emballer le virus dans une capsule. Elle protège le virus des rayons UV, qui provoqueraient sa mort, et le rend appétissant pour les jeunes carpocarpses grâce à des substances appétentes. La capsule permet d’augmenter le degré d’efficacité de ce produit pesticide, qui passe de 60% à 80%. Parallèlement, le nombre de passages du pulvérisateur recule d’un tiers.
Le groupe de chercheurs Agrolytix souhaite créer dans les prochains mois une entreprise, afin de produire et de commercialiser ce nouveau produit phytosanitaire. Il est soutenu en cela par le BMWi et par le bureau des créateurs d’entreprises du correspondant pour le transfert de connaissances et de technologie (WTT). Celui-ci gère en effet le projet Scientrepreneur, qui permet d’augmenter la quantité et la qualité des “jeunes pousses” d’origine universitaire, grâce à un large réseau de partenaires.
Source : Dépêche idw, communiqué de presse de l’Université d’Erlangen - 30/07/2008
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Alimentation biologique: nouveau règlement européen
22.5.2008 par Pascal Garbay.
Le nouveau règlement comporte les caractéristiques suivantes:
* il définit plus explicitement les objectifs, les principes et les règles applicables à la production pour l’agriculture biologique avec la souplesse nécessaire pour tenir compte des conditions locales et des stades de développement,
* il garantit une application uniforme des objectifs et des principes à tous les stades de la production biologique dans les secteurs de la production animale, de l’aquaculture, de la production végétale et de l’alimentation animale ainsi que dans le secteur de la production de denrées alimentaires biologiques,
* il clarifie les règles concernant les OGM, et notamment celle selon laquelle les produits OGM continuent à être strictement interdits dans le mode de production biologique et celle selon laquelle le seuil général de 0,9 pour cent de présence accidentelle d’OGM autorisés s’applique également à l’alimentation biologique,
* il comble la lacune selon laquelle la présence accidentelle d’OGM au-dessus du seuil de 0,9 pour cent n’exclut pas actuellement la vente des produits en tant que produits biologiques,
* il rend obligatoire le logo de l’UE pour les produits biologiques d’origine communautaire, mais permet qu’il soit accompagné de logos nationaux ou privés, afin de promouvoir le concept commun» du mode de production biologique,
* il n’interdit pas des normes privées plus strictes,
* il fait en sorte que seuls les aliments contenant au moins 95 pour cent d’ingrédients biologiques peuvent être étiquetés comme étant biologiques,
* il permet aux produits non-biologiques d’indiquer les ingrédients biologiques sur la liste des ingrédients uniquement,
* il ne comprend pas le secteur de la restauration et des cantines, mais permet aux États membres de réglementer ce secteur s’ils le souhaitent, en attendant un réexamen au niveau de l’UE en 2011,
* il renforce l’approche du contrôle fondée sur les risques et améliore le système de contrôle en l’alignant sur le système de contrôle officiel de l’UE des denrées alimentaires et aliments pour animaux s’appliquant à toutes les denrées alimentaires et aliments pour animaux, mais en maintenant des contrôles spécifiques utilisés dans le mode de production biologique,
* il établit un nouveau régime permanent d’importation permettant aux pays tiers d’exporter vers le marché de l’UE dans des conditions identiques ou équivalentes à celles des producteurs de l’UE,
* il impose l’indication du lieu où les produits ont été cultivés, y compris pour les produits importés portant le logo de UE,
* il crée une base pour ajouter des règles concernant l’aquaculture, le vin, les algues et les levures biologiques,
* il n’apporte aucune modification à la liste de substances autorisées dans le mode de production biologique et requiert la publication des demandes d’autorisation de nouvelles substances et un système centralisé pour décider des exceptions,
* il constitue la base pour le transfert des modalités de l’ancien au nouveau règlement, qui comportent notamment les listes de substances, les règles en matière de contrôle et d’autres modalités.
En 2005, dans l’Union européenne à 25 États membres, environ 6 millions d’hectares ont été exploités selon le mode de production biologique ou ont été convertis au mode de production biologique. Cela correspond à une augmentation de plus de 2 pour cent par rapport à 2004. Au cours de la même période, le nombre d’agriculteurs biologiques a augmenté de plus de 6 pour cent.
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Les numéros E
21.4.2008 par Pascal Garbay.
Les numéros E sont de brèves définitions d’additifs alimentaires utilisées en Europe pour l’étiquetage des denrées alimentaires. Le préfixe ‘E’ indique que l’additif est approuvé par l’Union européenne. Le nombre de 3 à 4 chiffre suivant le E est un numéro international (INS) définis pas la commision du Codex Alimentarius[1].
Nota: “E605″ n’est pas un additif alimentaire ; il désigne le parathion, un insecticide. Dans ce cas-ci, le “E” correspond à Entwicklungsnummer (en allemand, numéro de développement), et non à Europe.
Groupes de numéros
- E100 : Colorants
- E200 : Agents conservateurs
- E300 : Antioxydants et régulateurs de l’acidité
- E400 : Épaississants, stabilisateurs et émulsifiants
- E500 : Régulateurs du pH
- E600 : Correcteurs du goût
- E700 : Antibiotiques
- E900 : Divers
- E1000 : Divers
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Des innovations pour une viticulture plus respectueuse de l’environnement
3.4.2008 par Pascal Garbay.
Dans le cadre du programme de soutien à l’innovation du Ministère fédéral de l’agriculture, de l’alimentation et de la protection du consommateur (BMELV), une directive sur le soutien aux innovations pour une viticulture plus respectueuse de l’environnement vient d’être publiée.
Cultiver la vigne en préservant davantage l’environnement suppose une utilisation bien ajustée des intrants et une amélioration constante des méthodes culturales. La poursuite du développement de techniques intégrées de protection des plantes et de techniques de culture est donc une priorité essentielle, en particulier pour la viticulture sur des coteaux très pentus.
Dans cette perspective, le BMELV a décidé de soutenir des projets de recherche industrielle et de développement expérimental (préconcurrentiel) dans les domaines suivants :
- développement de méthodes et d’engins de protection phytosanitaire améliorés, ainsi que d’outils d’aide à la décision pour l’emploi de produits phytosanitaires (comprenant les indications de lacunes) ;
- mesures permettant d’éviter le développement chez les ravageurs de résistances à l’égard des phytosanitaires ;
- amélioration de la nutrition des plantes, de la protection du sol et de la conduite des vignes ;
- amélioration de la sécurité du travail, en particulier en cas de forte pente ;
- développement de nouveaux procédés pour augmenter la sécurité du produit.
Les études réalisées dans le cadre de la procédure d’agrément des produits phytosanitaires et des éliciteurs (substances augmentant la résistance des plantes aux ravageurs) sont exclues de ce soutien.
Le programme de soutien à l’innovation du BMELV cherche à encourager la recherche et le développement, le transfert de connaissances, et à créer de meilleures conditions pour l’émergence d’innovations dans les secteurs agricole et agro-alimentaire ainsi que pour la protection du consommateur. Il comporte des possibilités de soutien pour des innovations techniques et non-techniques, de même que pour des projets visant à augmenter la capacité d’innovation et le transfert de connaissances. Il est doté d’un budget de 20 millions d’euros pour les prochaines années.
Source : Communiqué de presse de l’Office fédéral de l’agriculture et de l’alimentation (BLE) - 27/03/2008
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Vers le développement de produits capables de se substituer aux pesticides
4.3.2008 par Pascal Garbay.
C’est l’objectif que se sont fixés les partenaires d’Innovargalgue, un projet, porté par Goemar, une PME d’environ 140 personnes, et co-labellisé, ce qui est quasiment unique, par le pôle Végépolys et son homologue breton Valorial. “D’ici trois ans, nous souhaitons mettre au point deux produits distincts et/ou un produit associé, l’un ayant un mode d’action direct, donc préventif et curatif, l’autre stimulant les défenses naturelles, c’est-à-dire plutôt préventif”, explique Jean-Marie Joubert, directeur du développement santé végétale au sein de Goemar, une entreprise qui consacre à la R&D près de 15% de ses 99 millions de chiffre d’affaires pour 2006-2007. Précisons que ces produits, issus du milieu naturel, font et feront l’objet de dépôts de brevets, que ce soit individuellement ou en commun.
Pour parvenir aux résultais escomptés, Goemar, dont les activités s’articulent autour des deux domaines que sont la santé végétale et la santé humaine, a fait appel à un certain nombre de partenaires comme l’IRMA (Institut de Recherche des Matériaux Avancés) basé à Lorient, le CERAFEL Bretagne à Saint-Pol-de-Léon et le CEAFL Val de Loire à Nantes -qui sont deux comités économiques des fruits et légumes- le laboratoire de Bretagne Biotechnologie Végétale (BBV), enfin l’INRA de Dijon et l’Unité Mixte de Recherche PaVé de l’INRA d’Angers. La phase actuelle de ce programme, financé à la fois par l’Etat et les collectivités locales, consiste à sélectionner les meilleurs produits. “Au cours d’une seconde phase, il s’agira de mettre en évidence leur véritable mode d’action”, précise Jean-Marie Joubert.
Un produit inoffensif, tant pour l’utilisateur que pour l’environnement, pourrait arriver sur le marché d’ici cinq ou six ans estime-t-on chez Goemar. Mais entre-temps, une fois le projet Innovargalgue terminé, il va falloir réaliser un travail d’expérimentation au champ, durant deux ans, afin de pouvoir préparer le montage d’un dossier de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).
Source : ADIT - Jean-François Desessard
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