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- Sciences (21)
- 6.10.2008: Y a-t-il vraiment beaucoup de fer dans les épinards ?
- 11.9.2008: Quand Morgane transforme les algues vertes
- 10.9.2008: Des dimensions secrètes
- 22.8.2008: Des pommes biologiques naturellement sans ver
- 26.6.2008: Le paradoxe français "French Paradox"
- 18.6.2008: Un riz coloré riche en nutriments
- 13.6.2008: Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
- 28.5.2008: Le sexe du futur bébé lié à l'alimentation de la mère
- 22.5.2008: Alimentation biologique: nouveau règlement européen
- 12.5.2008: Les agents conservateurs
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Archive de la catégorie Général
Y a-t-il vraiment beaucoup de fer dans les épinards ?
6.10.2008 par Pascal Garbay.
Le monde culinaire a beau obéir aux lois de la science, aussi bien pour les cuissons, les émulsions, les mousses, etc., il n’en est pas moins peuplé de créatures fantasmatiques qui ont la vie dure. La légende de l’épinard fait partie de ces mythes encore bien vivaces qui se sont renforcés au fil des années. L’épinard serait très riche en fer et des générations de mamans ont cru bien faire en obligeant leurs enfants, malgré leurs cris de désespoir, à en avaler. Et ce n’est pas que de la faute à Popeye.
Donc, il faut le dire haut et fort, l’épinard, avec ses 2,7 mg de fer pour 100 g de feuilles fraîches, n’est pas du tout l’aliment le plus riche en fer. Il en possède moins, par exemple, que les lentilles ou les haricots. De plus, le corps humain absorbe moins bien le fer d’origine végétale que celui d’origine animale. Les palourdes ou les huîtres en sont fort bien pourvues, tout comme le foie, les rognons ou même la viande rouge.
Un homme a besoin d’un apport quotidien d’environ 10 mg de fer. Avec des variations en fonction de l’âge et du sexe (les femmes en ont en général plus besoin que les hommes), une femme enceinte ayant par exemple besoin de 27 mg de fer par jour. Le fer est un élément qui représente 5 % de la croûte terrestre. Il est donc plus abondant que le calcium, le magnésium ou le sodium. Il est principalement utilisé dans le corps humain pour le transport de l’oxygène dans le sang. C’est lui qui, au sein de la grosse molécule d’hémoglobine, va « sangler » les molécules d’oxygène pendant leur transport dans les artères et vaisseaux sanguins, puis les libérer dans les tissus. Il est stocké dans le foie, la rate et la moelle osseuse.
Le fer entre également dans quelques autres synthèses de molécules biologiques. Pourquoi est-on persuadé que l’épinard est le roi des légumes fournisseur de fer ? L’histoire, qui semble vraie, est savoureuse et remonte à 1870. Cette année-là, un biochimiste allemand, E. von Wolf, évalue la composition nutritionnelle des aliments. Et plutôt que d’écrire dans ses tablettes de résultats, les 2,7 mg de fer pour 100 gr de feuilles, il se trompe et inscrit 27 mg. Et voilà que pour une erreur de virgule, l’épinard devenait le Goliath du fer.
Les biceps d’acier de Popeye
Une erreur qui a été suivie d’une deuxième, quelques années plus tard. Un chercheur suisse de l’université de Bâle, Gustav von Bunge, attribue le taux de fer dans des épinards séchés à des épinards frais. Évidemment, le taux de fer dans des épinards séchés est plus élevé que dans les frais. Enfin, cerise sur le gâteau pour les épinards, voici venir, au début du XXe siècle, l’irrésistible Popeye et ses biceps d’acier lorsqu’il avale une boîte d’épinards. Le marin à la pipe va définitivement consacrer le règne des épinards.
Pourtant, ils ont d’autres avantages, mais aussi des désavantages. Chapitre avantages, on peut noter qu’ils sont riches en fibres, en vitamines et en minéraux divers. Des recherches ont également montré qu’il était riche en lutéine et en zéaxanthine, deux antioxydants bénéfiques pour les yeux. Au chapitre désavantage, il est aussi riche en substances appelées oxalates qui peuvent entraîner des récidives de calculs urinaires ou rénaux ainsi que des crises de goutte. L’épinard a aussi trop souvent des teneurs en nitrates élevées, car il a de grands besoins d’azote pour pousser. Dans l’histoire des aliments, l’épinard n’est pas le seul à s’être retrouvé en position d’usurpateur. Prenons l’orange, cette source bienfaitrice de vitamine C. Les agrumes, en général, sont une bonne source de vitamine C. Mais ce ne sont pas, et de loin, les meilleurs pourvoyeurs en la matière. La goyave, le persil, le navet, l’oseille, le kiwi, le chou ou le piment, par exemple, font bien mieux.
Cette croyance vient, bien sûr, des expériences, au XVIIIe siècle, visant à supprimer le scorbut chez les marins au long cours. Et de tout ce qui fut essayé alors, le citron sortit vainqueur. Mais il ne faut oublier qu’au début du XXe siècle les premiers cachets de suppléments de vitamine C mis au point par l’industrie pharmaceutique, et qui n’avaient a priori rien à voir avec les agrumes, ont simplement été parfumés à… l’orange. Un parfum, il est vrai, sans doute plus vendeur que le goût… de navet.
Source : Jean-Luc Nothias - Le Figaro - 1/10/2008
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Création d’une Nouvelle Catégorie
2.1.2008 par Pascal Garbay.
Nous élargissons nos sujets de discussion avec une nouvelle catégorie consacrée à la Gastronomie. Cette catégorie rassemblera des recettes culinaires, des astuces, des textes en rapport avec toutes les cuisines.
La gastronomie est la discipline qui traite de l’art de la bonne chère, c’est-à-dire de l’art de préparer les aliments, de les cuisiner et de les consommer.Du grec gastèr, le ventre, l’estomac, et de nomos, la loi, la gastronomie est littéralement « l’art de régler l’estomac ».
Le terme est attesté de façon isolée dès le XVIIe siècle. Certains supposent qu’il renverrait au titre d’un traité culinaire rédigé par le Grec Archestratos (IVe siècle av. J.-C.). Le dérivé gastronome est devenu d’un usage courant depuis la parution de l’ouvrage de Brillat-Savarin, Physiologie du goût.
Selon Brillat-Savarin: « La gastronomie est la connaissance raisonnée de tout ce qui a rapport à l’homme en tant qu’il se nourrit. Son but est de veiller à la conservation des hommes, au moyen de la meilleure nourriture possible ». Au XXIe siècle, le sens de ce terme a progressivement évolué vers « La gastronomie est la connaissance raisonnée de tout ce qui a rapport à la bonne chair ».
Bienvenue au Gourmant et au Gourmet.
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Etre au TOP et comment travailler 16Heures par jour
6.7.2007 par Pascal Garbay.
Patrick M. Georges, neurochirurgien de formation. S’inspirant des techniques de coaching pour dirigeants, il présente dans ce guide sa méthode pour rester efficace dans toutes les circonstances professionnelles. Mais travailler douze à seize heures par jour n’est pas concevable sans pauses régulières. Mieux vaut savoir s’aménager des pauses pour travailler deux fois plus longtemps.
Etre au “top” dans son travail, n’est-ce pas aussi savoir faire des pauses ?
Patrick M. Georges. Parfaitement. Il est important de reposer sa machine intellectuelle à intervalle régulier. Mais ces pauses peuvent être de courte durée. Pendant des activités de lecture, notamment, il est conseillé de faire des pauses très brèves à chaque minute. Toujours pendant la lecture, il faut s’arrêter une minute toutes les dix minutes pour favoriser la mémorisation. L’autre conseil important, c’est de changer d’activité toutes les heures. Au bout d’un certain temps, l’esprit se lasse et perd en efficacité.
Conseillez-vous de faire une pause déjeuner ?
La pause déjeuner peut être très écourtée. Le manager qui a besoin de travailler douze heures par jour, peut la réduire à quelques minutes. Et bien évidement, il faut préférer le repas léger au gros repas, qui freine considérablement l’activité intellectuelle. La pause déjeuner peut être également l’occasion pour avoir une autre activité, ce qui permet de marquer une rupture dans la journée.
Comment organiser sa journée de travail ?
Contrairement à ce que l’on pense, il faut commencer la journée en effectuant les tâches qui demandent le plus d’énergie intellectuelle. Les autres tâches, telle que la lecture des mails, sont à programmer en début d’après-midi, quand l’activité cérébrale subit une baisse plus ou moins marquée selon les personnes. En fin de journée, il est bon de s’accorder quinze minutes pour faire un peu de sport. Le travail intellectuel favorise la contraction musculaire. Elle peut être dissipée par une activité sportive quelconque.
Quels autres conseils donneriez-vous pour rythmer sa journée de travail ?
Une étude montre le bienfait de la pause “cérémonique”. Elle se base sur une habitude des Japonais qui s’arrêtent en milieu d’après-midi pour prendre le thé. Cet arrêt finit par être commandé par le corps lorsqu’il a besoin d’un peu de repos. Une telle pause permet de prolonger l’activité intellectuelle de manière significative.
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“Le Terroir”
6.7.2007 par Pascal Garbay.
Les terroirs résultent de l’exploitation par une société humaine des potentialités d’un espace physique. Leur définition dépend étroitement des caractères de la civilisation qui occupe les terres. Ainsi, dans un même espace, avec des potentialités et des contraintes physiques identiques, des sociétés humaines différentes sont susceptibles de développer des terroirs distincts.
Le terroir est donc un espace concret, tangible et cartographiable à travers de multiple facteurs (géographiques : pédologie, géologie, géomorphologie, hydrologie, climatologie, microclimat, exposition, etc.). Mais il possède également une dimension culturelle qui reflète directement la société humaine qui l’exploite. Cet aspect se retrouve en abondance dans l’utilisation littéraire et identitaire du “terroir“.
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Les pièges de l’alimentation actuelle…
6.7.2007 par Pascal Garbay.
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I. SANTE PUBLIQUE ET MALAISE SOCIAL |
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1. Un état des faits qui nous pousse à la réflexion Malgré l’allongement de la durée de vie, les maladies dites de civilisation augmentent et sont devenues un réel problème de santé publique. On constate une recrudescence : • des maladies métaboliques : cholestérol, diabète, obésité, artériosclérose, ostéoporose, hypertension artérielle, attaques cérébrales ou crises cardiaques • des maladies inflammatoires, auto-immunes et dégénératives : cancers (une femme sur quatre aurait un cancer dans sa vie), sida, nombreuses allergies (40 % des enfants), sclérose en plaques, polyarthrite chronique évolutive… • des infections à répétition (rhinopharyngites, otites, gastro-entérites…) de plus en plus fréquentes en particulier chez les enfants. Parallèlement, nos concitoyens souffrent de stress généralisé qui menace notre santé physique et mentale, entraînant surmenage, fatigue chronique, nervosité, troubles du sommeil et de la digestion et de plus en plus souvent dépression, anxiété mais aussi maladie d’Alzheimer ou de Parkinson… Autour de nous, la société devient plus en plus agressive, intolérante, égoïste, avec une recrudescence de la violence, un nombre d’exclus de plus en plus élevé… Où allons-nous ? Quelle est l’origine de ce profond malaise, de toutes ces souffrances ? Et si cela était lié aux changements de notre mode de vie de plus en plus artificiel et plus encore à notre manière de nous nourrir ?
2. Les causes du déséquilibre Depuis quelques décennies, notre manière de nous nourrir a été profondément remaniée. a) Excès de viande et de produits laitiers La viande et le fromage ont supplanté le pain de nos aïeux avec des effets désastreux sur notre santé et sur l’environnement. • Il en résulte une consommation excessive de graisses saturées. Celles-ci rigidifient les membranes de nos cellules, empêchant les échanges cellulaires et provoquant des lésions au niveau des tissus. Elles favorisent l’apparition des pathologies cardio-vasculaires, des maladies métaboliques et dégénératives. Il y aura également des conséquences sur l’activité cérébrale et l’équilibre nerveux. Il est important de prendre en considération les graisses cachées principalement dans la viande, la charcuterie, les fromages, la pâtisserie. Un steak maigre contient 1/3 de son poids en matière grasse. Un fromage gras est aussi gras qu’une viande grasse. Une autre source de graisses saturées et oxydées sont les huiles végétales raffinées. Celles-ci sont chauffées jusqu’à 200° avant d’être extraites puis raffinées, décolorées, désodorisées pour les rendre comestibles. Ce sont des huiles mortes, toxiques pour l’organisme. Il faut se méfier des huiles pressées à froid raffinées qui sont extraites avec des solvants chimiques. Éviter également les margarines préparées à partir des huiles ci-dessus, qui, de plus, sont hydrogénées. (Ces margarines sont utilisées abondamment dans les pâtisseries, petits gâteaux, apéritifs et plats industriels). • Le leurre des produits laitiers Nous vivons dans la crainte constante de manquer de calcium. Sous les effets d’une publicité insidieuse, nous pensons : “Il faut beaucoup de calcium, donc il faut du lait !” Les produits laitiers contiennent effectivement du calcium en bonne quantité, mais provoquent une acidification de l’organisme à cause, entre autres, d’un excès de phosphates. Non seulement le calcium du lait sera mal absorbé, mais on observera à la longue une déminéralisation avec risque d’ostéoporose. À cela se rajoute le poison des laits UHT où les enzymes de digestion des corps gras ont été détruites, les graisses passant directement dans le sang sous forme d’acides gras libres très toxiques. Une alimentation saine et diversifiée à base de légumes et de céréales non raffinées couvrirait largement nos besoins en calcium sans que nous soyons obligés de nous empoisonner avec des laits UHT… même bio ! b) Excès de sucre et de farine blanche Notre consommation de sucre est passé de 2,4 kg par personne et par an en 1840 à près de 50 kg actuellement ! Nous compensons le stress, le vide de l’existence, un manque d’amour… en mangeant du chocolat, des gâteaux, des pâtisseries et des friandises de toutes sortes… Mais ces aliments nous nourrissent avec des calories vides, nous intoxiquent avec des colorants, des conservateurs et des mauvaises graisses. Ils provoquent des fermentations intestinales, un risque d’obésité et de diabète, une diminution de l’immunité avec infections à répétitions, des caries dentaires, une agressivité et surtout une dépendance : le sucre appelle le sucre. Méfiez-vous des faux sucres comme l’aspartame (Canderel) très toxique, cancérigène et qui rend la glycémie incontrôlable. Nous consommons également beaucoup trop d’aliments à base de farine blanche (pain, pâte, pâtisseries…). Et l’on constate actuellement une éclosion des intolérances au gluten. Toutes ces opérations de raffinage du sucre, des céréales ou des huiles suppriment en grande partie vitamines et minéraux, perturbent la structure des protéines et des lipides, ce qui engendre une fragilisation du système immunitaire et du système nerveux et une acidification de l’organisme. c) Manque de fibres, de vitamines et de minéraux La consommation des plats industriels tout prêts nous apporte un excès de sel, de phosphates et de toxiques en tout genre. Face à cela, nous manquons cruellement de vitamines, minéraux et oligo-éléments protecteurs et de fibres que nous trouvons dans les légumes, les crudités et les fruits (non traités) et dans les céréales complètes. Mais ce qui nous fait le plus défaut, ce sont les acides gras insaturés. Nous trouvons ces précieux acides gras dans les huiles de première pression à froid. Ces aliments fondent la base d’une alimentation de santé que nous détaillerons plus loin.
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II. COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVES LA ? |
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C’est l’histoire du progrès : 1. À partir de la deuxième guerre mondiale Beaucoup de choses ont changé dans notre manière de nous nourrir : - par souci de rentabilité, les huiles ont été pressées à chaud et raffinées et l’on a fabriqué des margarines, - beaucoup d’autres aliments ont été raffinés, ce qui nous a conduit à consommer sucre blanc, pain et pâtes blanches, riz blanc… - la production de lait a doublé par le moyen d’une alimentation des vaches enrichie en protéines avec les conséquences que l’on connaît mais aussi une augmentation alarmante des allergies au lait chez les enfants, - les animaux de boucherie et les volailles sont élevés en batterie avec une alimentation artificielle dont nous faisons actuellement les frais : vache folle, salmonelle du poulet, tremblante du mouton… mais aussi l’utilisation massive des antibiotiques dans l’élevage du bétail (entre autres) a entraîné une profonde modification de notre flore intestinale avec toutes ses conséquences immunitaires. Devrons-nous dire comme Perrette dans la fable : “Adieu veau, vache, cochon, couvée…”? - la généralisation des traitements chimiques des fruits et des légumes pour produire toujours plus (pesticides, désherbants), culture hors sol et hors saison avec pour corollaires des végétaux déminéralisés, ayant moins de vitamines et regorgeant de nitrates et nitrites cancérigènes en plus des résidus chimiques des nombreux traitements.
2. À partir de 1968, on assiste à une révolution culturelle. a) Essor de l’industrie agroalimentaire Les femmes travaillent et elles n’ont plus le temps de cuisiner. Outre les conserves et les surgelés, elles se tournent vers les plats cuisinés, les aliments de la 4° chaîne, les fast-foods… Cette nourriture industrielle nous abreuve de mauvaises graisses et additifs de toutes sortes. On a rajouté l’irradiation des aliments pour une meilleure conservation mais cela détruit en même temps les vitamines et dénature le goût. Dans les plats cuisinés, on retrouve également un excès de sel ce qui permet de vendre de l’eau au prix de l’aliment (en augmentant son poids) mais aussi de stimuler l’appétence et la soif donc de vendre plus de boissons ! Pour écouler les surplus de la production laitière, on a fabriqué des laits et des crèmes UHT qui se conservent ainsi plusieurs mois mais on en payera le prix fort avec sa santé. C’est la génération du “tout prêt-vite cuit” (agité au micro-ondes). b) Modification des structures socio-économiques - il n’y a presque plus de paysans, ceux-ci se sont transformés en chefs d’exploitation pour une agriculture de plus en plus intensive. - les commerces de proximité cèdent le pas aux hypermarchés qui font la loi des prix au détriment de la qualité. - la publicité oriente les besoins des consommateurs. - une certaine science est à la solde de l’industrie dans le seul but de vendre et de tirer profit (ex. le calcium du lait, les margarines aux oméga 3, les OGM…). Nous avons abandonné une alimentation traditionnelle naturelle pour lui substituer une autre “raffinée”, industrielle et génératrice de maladies grâce à des progrès dont le double moteur a été l’appât du gain des industriels et la désinformation des consommateurs. c) Bouleversement des relations humaines Cette alimentation industrielle, dévitalisée, ne nous apporte plus d’énergie vitale et engendre des gens mous, fatigués, sans caractère, des “moutons” ! D’après le Professeur TOMATIS, médecin ORL et chercheur, connu pour ses travaux remarquables sur l’oreille, nous n’avons plus de “colonne vertébrale” et donc plus d’écoute ! Regardez autour de vous ! La plupart des gens sont avachis, se tiennent courbés. Même la jeunesse traîne les pieds alors qu’elle devrait être au summum de l’énergie. Chez les enfants, on constate une augmentation des troubles scolaires liés au manque d’attention et de concentration. Avec l’enseignement de la lecture selon la méthode globale, nous sommes rentrés dans un mode d’apprentissage visuel, dans la facilité, la passivité. On n’exerce plus l’esprit critique, le sens des responsabilités : “C’est pas moi ! C’est pas ma faute !”. Nous assistons à un véritable conditionnement des enfants et de la jeunesse, encore favorisé par l’environnement de plus en plus virtuel : T.V., jeux vidéo et Internet, portables… Sans parler du walkman et du type de musique actuel où prédominent les fréquences basses qui agressent et déchargent l’énergie du cerveau. Résultat ? Une société trop souvent égoïste, agressive, de plus en plus de dépressions, trop de gens ayant perdu le sens de la vie. Pour sortir de cette spirale infernale, réapprenons à communiquer ! Si nous voulons être à l’écoute des autres, maîtriser notre langage, favoriser l’apprentissage et la mémoire, il est essentiel de nous tenir droit, de tendre l’oreille vers l’autre, de lui ouvrir la zone sensible de notre corps (le coeur, le ventre). Sortons de notre coquille ! Et prenons en mains notre santé, notre énergie, nos facultés mentales, par une BONNE ALIMENTATION.
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III. QUELLE ALIMENTATION AUJOURD’HUI POUR UNE BONNE SANTE |
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Que pouvons-nous encore manger pour ne pas nous empoisonner ? Les meilleurs aliments restent encore et toujours ceux que la nature nous donne. C’est juste le contraire des aliments “dénaturés” que nous offre l’industrie agroalimentaire. Une bonne alimentation devrait être : • abondante en crudités, légumes et fruits de saison, • suffisamment variée, • intégrale : la moins raffinée et traitée possible, • avec une ration quotidienne d’acides gras insaturés, grâce aux différentes huiles vierges de première pression à froid, • hypotoxique : peu de graisses saturées (la plupart des graises animales), chauffées et de plats industriels, de sel et de sucre, • liée aux saisons, • et joyeuse ! Ce n’est pas un régime mais un art de vivre… “Nous sommes faits de ce que nous mangeons” disait Dr KOUSMINE. Chacun est responsable du choix de son carburant. Alors, prenez le super sans plomb !
1. Des crudités, des légumes et des fruits de saison C’est l’une des principales sources en vitamines, minéraux et fibres, avec une large part d’antioxydants et de micronutriments protecteurs (contre les radicaux libres). Les fruits et les légumes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre l’obésité et le diabète (faible apport énergétique et pouvoir rassasiant) et contre l’ostéoporose (pouvoir alcalinisant). Une consommation de 500 g de fruits et légumes par jour entraîne une diminution de 30 % de la mortalité chez les hommes (Etude SUVIMAX). Ils sont habituellement trop peu consommés, faute de goût ou de temps pour les préparer. Il est important pour la digestion de commencer le repas par du cru. À vous les bonnes salades agrémentées de radis, avocat, champignons ou fruits comme poires, raisins, melons, fines herbes, assaisonnées aux bonnes huiles de première pression à froid et peu vinaigrées. On peut donner libre cours à sa créativité pour le bonheur de nos papilles ! Si le temps manque, prenez un fruit. Ceux-ci devraient être consommés avant ou en-dehors des repas pour une meilleure digestibilité. Si vous souhaitez un dessert, pensez aux compotes ou fruits cuits. Au goûter, les fruits de saisons remplacent avantageusement gâteaux et pâtisseries. Privilégiez les produits frais de saison : ce sont les moins chers et allez au marché, directement chez le (petit) producteur. Consommez des légumes cuits à chaque repas. Jouez avec les saveurs, les couleurs, les épices et les aromates. Vous retrouverez votre sensibilité pour le goût naturel des bons aliments et vous imprégnerez de leur énergie.
2. Des céréales complètes Ce sont les parents pauvres de notre alimentation actuelle, mis à part les corn flakes et équivalents, sans parler de tous les dérivés à base de farine blanche que nous consommons en excès. Redécouvrez le pain bis au levain, les pâtes aux céréales non blutées, le riz complet (rond ou long, Thaï ou Basmati, rouge ou noir), allez à la découverte du quinoa, du millet, du petit épeautre, du sarrasin… Ces céréales-là, cuites en potée avec des légumes et des épices, éventuellement des lentilles ou autre légumineuse pour équilibrer les protéines, sont un plat vite préparé, digeste et peu coûteux. Servi midi ou soir et précédé d’une bonne salade, ce plat est un soutien idéal pour le système nerveux. Les céréales complètes apportent une énergie lente, dispensée selon les besoins. Elles permettent de réduire le besoin de sucre et le grignotage et ainsi d’équilibrer son poids. En plus des sucres lents, elles apportent des fibres, des protéines, des vitamines du groupe B et des minéraux. Le sucre de canne complet, en remplacement du sucre blanc, par sa richesse en sels minéraux et oligo-éléments permet également de maîtriser sa consommation de sucre.
3. Les bons corps gras Il est essentiel pour la santé de consommer quotidiennement des acides gras insaturés que nous trouvons dans les huiles vierges de première pression à froid : une bonne huile d’olive bien sûr, mais aussi l’huile biologique de tournesol, riche en oméga 6, complétée par des huiles de noix ou de colza pour leur richesse en oméga 3. Ces huiles de première pression à froid non raffinées sont des huiles vivantes, fragiles. Il est nécessaire de les conserver au frais et à l’abri de la lumière, et de les consommer rapidement après ouverture. On pourra, en fonction des besoins, complémenter avec des huiles d’onagre, de bourrache, de poissons, et des graines de lin. Un bon équilibre en acides gras insaturés permet une bonne construction de notre équilibre nerveux et hormonal, mais aussi de notre immunité (important en cas d’allergies par ex.). Il est également garant de la qualité de notre peau et de nos muqueuses. Dans le même but, évitez les mauvaises graisses : les huiles raffinées, les margarines, les fritures et les cuissons à l’huile. Diminuez la consommation de viandes grasses, de charcuterie, de fromage, de beurre. Et mangez davantage de poissons, en alternant poissons maigres et poissons gras, de fromages de chèvre et de brebis, d’oeufs de ferme cuits mollets, de légumineuses, de châtaignes… Une consommation suffisante en acides gras poly-insaturés et en céréales complètes permet également de limiter les dépendances au sucre, au café, au tabac…
4. Hygiène intestinale et contrôle du pH : la voie de la santé La consommation d’oméga 3 rend la muqueuse intestinale imperméable : cela permet d’éviter le passage des toxines dans le sang. Il a été montré que beaucoup de tumeurs cancéreuses renferment des toxines de même nature que celles de l’intestin. Il est parfois nécessaire de nettoyer le côlon de ses toxines (diète et lavement) pour favoriser le travail détoxifiant du foie au profit de tout l’organisme. N’oublions pas que 70 % des cellules immunitaires sont situées dans l’intestin. Dans une publication sur les acides gras poly-insaturés de mars 2004, on lit : “On peut considérer les troubles psychiques comme un syndrome d’irritation du cerveau, cousin du syndrome d’irritation de l’intestin.” À méditer… (cf. SERVAN SCHREIBER, “Guérir”) Nous avons vu qu’une alimentation inadéquate acidifie notre organisme avec pour conséquence déminéralisation, ostéoporose, arthrose, crampes musculaires, caries dentaires mais aussi infections à répétition, agressivité… Ceci est aggravé par le stress, la sédentarité, le manque de sommeil, des problèmes affectifs, la pollution, le tabac… Seule une alimentation naturelle et variée, largement végétale et peu salée, alliée à une bonne hygiène de vie (exercice physique adapté à ses besoins et sommeil suffisant, en évitant autant que possible les sources de stress et de pollution) permet de maintenir notre pH à 7 pour un bon équilibre des fonctions organiques. Le test du pH urinaire est le moyen de contrôle le plus simple de notre état de santé et nous permet d’agir rapidement en cas de déséquilibre.
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CONCLUSION |
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Nous avons vu que changer les habitudes alimentaires des Français pour améliorer leur santé est devenue une priorité de santé publique. La plupart des conseils nutritionnels du PROGRAMME NATIONAL NUTRITION SANTE, mis au point par les plus grands spécialistes actuels de la Nutrition, rejoignent les recommandations données par la Doctoresse Kousmine : - adapter les apports aux dépenses énergétiques et consommer quotidiennement des céréales complètes à faible index glycémique - diminuer la consommation de graisses saturées et augmenter les acides gras insaturés - diminuer la consommation de sucres rapides (sucre blanc, céréales raffinées, céréales soufflées, confiseries, viennoiseries…) - diminuer la consommation de protéines animales, en favorisant la consommation de poissons, et augmenter les protéines végétales - couvrir les besoins en vitamines, minéraux et fibres avec le slogan : “5 à 10 fruits et légumes par jour” - limiter la consommation des boissons alcoolisées - augmenter l’activité physique douce quotidienne. La Doctoresse C. KOUSMINE, il y a 60 ans déjà, avait établi le lien entre la modification radicale du mode alimentaire ancestral et le développement des maladies dégénératives et auto-immunes. Elle était visionnaire et pionnière. Sa méthode thérapeutique globale reposant sur 5 piliers est plus que jamais d’actualité. Le retour à une alimentation saine est le pilier central de sa méthode. Apprendre à bien se nourrir, maintenir ou recouvrer santé, énergie et joie de vivre est à la portée de chacun d’entre nous. |
Danielle MAUCH
Ecoute Tomatis et Alimentation - Centre Euridice à Haguenau (67)
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