Archive de la catégorie Sciences

Des dimensions secrètes

Dans la vie quotidienne, nous habitons un espace à trois dimensions : un grand « placard » comportant une hauteur, une largeur et une profondeur. Ce sont les dimensions que nous connaissons depuis des siècles. Plus surprenant, le temps peut être considéré comme une quatrième dimension, comme l’a montré Einstein. Mais alors même que nous commençons à nous habituer à l’idée d’un monde à quatre dimensions, certains théoriciens ont émis des prédictions plus folles que tout ce qu’Einstein avait pu imaginer.La théorie des cordes suppose, bizarrement, l’existence de six dimensions supplémentaires, que nos sens ne peuvent percevoir. Elles seraient là, repliées sur elles-mêmes de façon si serrée que nous n’en avons jamais pris conscience.

Au-delà de la troisième dimension

Certains théoriciens ont exploité cette idée pour tenter d’élucider un mystère qui laisse les physiciens perplexes depuis un certain temps : pourquoi la gravité est-elle beaucoup plus faible que les autres forces fondamentales ? Le vecteur de cette force, le graviton, existe-t-il et où le trouver ? L’idée est que nous ne ressentons pas pleinement les effets de la gravité dans le monde de tous les jours. La gravité ne nous semblerait plus faible que parce que sa force serait diffusée dans d’autres dimensions spatiales.

Des preuves expérimentales seront nécessaires pour savoir si ces suggestions ne sont que le produit d’esprits à l’imagination débordante ou constituent une formidable avancée de la connaissance. Mais comment procéder ?

Des expériences à haute énergie pourraient « déplier » les dimensions cachées suffisamment pour permettre aux particules de circuler entre les le monde normal en 3 D et les autres dimensions. Cela pourrait se manifester par la disparition soudaine d’une particule passant dans une dimension cachée, ou par l’apparition inopinée d’une particule dans une expérience. Qui sait où une telle découverte pourrait nous mener ?

Source : Le CERN

Des pommes biologiques naturellement sans ver

Des chercheurs de l’Université d’Erlangen-Nuremberg ont mis au point un procédé qui permet de protéger les pommes produites en agriculture biologique des attaques de vers. L’équipe, dirigée par le Dr. Stefan Schwab, bénéficie désormais d’un soutien financier de 350.000 euros du Ministère fédéral de l’économie et de la technologie (BMWi).

Le groupe de travail Agrolytix de l’Université d’Erlangen-Nuremberg se compose de biologistes, de chimistes et de techniciens de procédés. Ils attaquent les larves du carpocarpse des pommes, l’ennemi principal des vergers, à l’aide d’un virus. Celui-ci est inoffensif pour les autres insectes et animaux. Pour les larves, en revanche, l’infection est mortelle.

Le produit biologique ainsi pulvérisé présente une efficacité comparable à celle de son pendant conventionnel, tout en étant plus respectueux de l’environnement. Les chercheurs sont parvenus à emballer le virus dans une capsule. Elle protège le virus des rayons UV, qui provoqueraient sa mort, et le rend appétissant pour les jeunes carpocarpses grâce à des substances appétentes. La capsule permet d’augmenter le degré d’efficacité de ce produit pesticide, qui passe de 60% à 80%. Parallèlement, le nombre de passages du pulvérisateur recule d’un tiers.

Le groupe de chercheurs Agrolytix souhaite créer dans les prochains mois une entreprise, afin de produire et de commercialiser ce nouveau produit phytosanitaire. Il est soutenu en cela par le BMWi et par le bureau des créateurs d’entreprises du correspondant pour le transfert de connaissances et de technologie (WTT). Celui-ci gère en effet le projet Scientrepreneur, qui permet d’augmenter la quantité et la qualité des “jeunes pousses” d’origine universitaire, grâce à un large réseau de partenaires.

Source : Dépêche idw, communiqué de presse de l’Université d’Erlangen - 30/07/2008

Un riz coloré riche en nutriments

Des chercheurs taiwanais de l’Institut de recherche agronomique dépendant du Conseil de l’agriculture (COA) ont développé différentes variétés de riz génétiquement modifié à partir de la lignée de riz “Tainung 67″ dont les couleurs obtenues varient du mauve sombre à l’orange en passant par le marron.

La variété mauve sombre est celle qui contient le taux d’anthocyane, un pigment aux propriétés antioxydantes, le plus élevé : chaque gramme de ce riz contient par exemple 805,1 microgrammes de péonidine. De plus, ce riz est riche en oligo-éléments et a une teneur en fer de 16,46 micro-g /100g (6,3 pour le riz blanc), en zinc de 8,96 (4,92 pour le riz blanc), en cuivre de 1,49 (0,91 pour le riz blanc) et en sélénium de 0,15 (0,06 pour le riz blanc). La majorité des nutriments de ces riz colorés proviennent justement de leur couleur et les chercheurs ont également développé une technique spéciale de cuisson pour préserver la couleur, les nutriments et la texture du riz.

Ce riz va être dévoilé cet été lors d’une conférence internationale sur les biotechnologies durant laquelle les procédés de fabrication seront transférés au secteur privé pour une production de masse.

Source : BE Taiwan numéro 15 (13/06/2008) - Institut Français de Taipei (Taiwan) / ADIT

Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire

La sarcopénie désigne la fonte des muscles due au vieillissement ou à une maladie neurologique. Parmi les facteurs neurologiques en cause il faut citer la dégénérescence des neurones moteurs. Cependant, d’autres causes sont responsables de la sarcopénie :
- Les dysfonctionnements endocriniens (carence en hormone anabolisante).
- Les troubles nutritionnels.

On savait déjà que les fruits et les légumes contiennent des vitamines, des minéraux et des fibres, ce qui fait d’eux les aliments indispensables pour rester en bonne santé. Une étude récente du service de recherche agronomique (ARS) prouve que les fruits et légumes aident également à préserver la masse musculaire chez les personnes âgées. L’étude a été menée par le médecin et spécialiste en nutrition Bess Dawson-Hughes au centre de recherche de nutrition humaine de l’USDA en collaboration avec Tufts University à Boston, Massachusetts.

L’alimentation occidentale, riche en produits animaux, est une source d’acides sulfuriques et phosphoriques issus du métabolisme des protéines. De plus, il a déjà été prouvé que l’acidose alimentaire s’accentue avec le déclin de la fonction rénale lié à l’âge. Le rôle des os dans le maintien du pH plasmatique et de l’équilibre acido-basique est complexe. C’est un gigantesque réservoir de substances alcalines, mobilisables en réponse à une acidose métabolique. Les situations d’acidose sont associées à une hyper-calciurie et une balance calcique négative. L’essentiel du calcium de l’organisme étant contenu dans l’os, le squelette contribue à cette élévation de l’excrétion urinaire de calcium. L’acidose diminue la réabsorption rénale du calcium et un excès d’H+ provoque une libération du calcium osseux. Même faible, une diminution du pH se traduit par une augmentation de la résorption osseuse. Ainsi l’ostéoporose pourrait être la conséquence de l’utilisation des capacités tampons du squelette, en réponse à une acidose chronique induite par l’alimentation.

Les chercheurs ont réalisé cette étude sur un ensemble de 400 volontaires hommes et femmes âgés de 65 ans et plus. L’activité physique, la taille, le poids, et le pourcentage de la masse maigre du corps des volontaires ont été mesurés au début de l’étude et trois ans après. On observe chez les volontaires dont les régimes étaient riches en potassium, 1.5 kg de masse maigre supplémentaire en comparaison avec les volontaires ayant reçu un régime contenant deux fois moins de potassium. Cela devrait participer à la compensation de perte d’environ 2 kg de masse maigre qui est typiquement perdu en une décennie chez les hommes et les femmes en bonne santé âgés de plus de 65 ans. Cette étude a été publiée dans l’édition de mars du journal américain American Journal of clinical Nutrition.

Les chercheurs ont observé les liens potentiels entre le pourcentage de la masse maigre du corps et les régimes riches en potassium alcalisant, présents en grandes quantités dans les fruits et les légumes. De tels régimes aident à neutraliser l’acidose. Le fait d’être acidifiant ou alcalisant pour un aliment n’a rien à voir avec son goût mais correspond aux pH des résidus qu’il produira dans le corps, par exemple, le pamplemousse acide est métabolisé en résidus alcalins.

Origine : BE Etats-Unis numéro 126 (6/06/2008)

Source : Bushinsky DA. Et al AmJ Physiol 1996; 271:F216 -22
- Frassetto LA, et al. American Journal of Physiology 271, F1114 -F1122.
- Barzel US (1995), Journal of Bone and Mineral Research 10, 1431-1436
- Patience J.F. , Journal of Animal Science, Vol 68, Issue 2 398-408, 1990
- Buclin T, et al Osteoporos Int 2001; 12:493-9

Les agents conservateurs

Les conservateurs limitent, ralentissent ou stoppent la croissance des micro-organismes (bactéries, levures, moisissures) présents ou entrants dans l’aliment et préviennent donc l’altération des produits ou les intoxications alimentaires. Ils sont employés entre autres dans les aliments cuits, le vin, le fromage, les jus de fruits et les margarines. Quelques exemples:

  • Dioxyde de soufre et sulfites (E220-228). Ils empêchent les changements de coloration dans les fruits secs et les légumes. Les sulfites inhibent aussi la croissance bactérienne dans le vin et les aliments fermentés, certains snacks et aliments préparés. Ils ont aussi des propriétés antioxydantes.
  • Le propionate de calcium (E282). Il prévient les moisissures sur le pain et les aliments cuits.
  • Les nitrates et les nitrites (sels de sodium et de potassium) (E249-252) sont employés dans la préparation des viandes comme le jambon ou les saucisses de Francfort pour empêcher la croissance de la bactérie botulique, Clostridium botulinum, qui est hautement pathogène.