Un riz coloré riche en nutriments

Des chercheurs taiwanais de l’Institut de recherche agronomique dépendant du Conseil de l’agriculture (COA) ont développé différentes variétés de riz génétiquement modifié à partir de la lignée de riz “Tainung 67″ dont les couleurs obtenues varient du mauve sombre à l’orange en passant par le marron.

La variété mauve sombre est celle qui contient le taux d’anthocyane, un pigment aux propriétés antioxydantes, le plus élevé : chaque gramme de ce riz contient par exemple 805,1 microgrammes de péonidine. De plus, ce riz est riche en oligo-éléments et a une teneur en fer de 16,46 micro-g /100g (6,3 pour le riz blanc), en zinc de 8,96 (4,92 pour le riz blanc), en cuivre de 1,49 (0,91 pour le riz blanc) et en sélénium de 0,15 (0,06 pour le riz blanc). La majorité des nutriments de ces riz colorés proviennent justement de leur couleur et les chercheurs ont également développé une technique spéciale de cuisson pour préserver la couleur, les nutriments et la texture du riz.

Ce riz va être dévoilé cet été lors d’une conférence internationale sur les biotechnologies durant laquelle les procédés de fabrication seront transférés au secteur privé pour une production de masse.

Source : BE Taiwan numéro 15 (13/06/2008) - Institut Français de Taipei (Taiwan) / ADIT

Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire

La sarcopénie désigne la fonte des muscles due au vieillissement ou à une maladie neurologique. Parmi les facteurs neurologiques en cause il faut citer la dégénérescence des neurones moteurs. Cependant, d’autres causes sont responsables de la sarcopénie :
- Les dysfonctionnements endocriniens (carence en hormone anabolisante).
- Les troubles nutritionnels.

On savait déjà que les fruits et les légumes contiennent des vitamines, des minéraux et des fibres, ce qui fait d’eux les aliments indispensables pour rester en bonne santé. Une étude récente du service de recherche agronomique (ARS) prouve que les fruits et légumes aident également à préserver la masse musculaire chez les personnes âgées. L’étude a été menée par le médecin et spécialiste en nutrition Bess Dawson-Hughes au centre de recherche de nutrition humaine de l’USDA en collaboration avec Tufts University à Boston, Massachusetts.

L’alimentation occidentale, riche en produits animaux, est une source d’acides sulfuriques et phosphoriques issus du métabolisme des protéines. De plus, il a déjà été prouvé que l’acidose alimentaire s’accentue avec le déclin de la fonction rénale lié à l’âge. Le rôle des os dans le maintien du pH plasmatique et de l’équilibre acido-basique est complexe. C’est un gigantesque réservoir de substances alcalines, mobilisables en réponse à une acidose métabolique. Les situations d’acidose sont associées à une hyper-calciurie et une balance calcique négative. L’essentiel du calcium de l’organisme étant contenu dans l’os, le squelette contribue à cette élévation de l’excrétion urinaire de calcium. L’acidose diminue la réabsorption rénale du calcium et un excès d’H+ provoque une libération du calcium osseux. Même faible, une diminution du pH se traduit par une augmentation de la résorption osseuse. Ainsi l’ostéoporose pourrait être la conséquence de l’utilisation des capacités tampons du squelette, en réponse à une acidose chronique induite par l’alimentation.

Les chercheurs ont réalisé cette étude sur un ensemble de 400 volontaires hommes et femmes âgés de 65 ans et plus. L’activité physique, la taille, le poids, et le pourcentage de la masse maigre du corps des volontaires ont été mesurés au début de l’étude et trois ans après. On observe chez les volontaires dont les régimes étaient riches en potassium, 1.5 kg de masse maigre supplémentaire en comparaison avec les volontaires ayant reçu un régime contenant deux fois moins de potassium. Cela devrait participer à la compensation de perte d’environ 2 kg de masse maigre qui est typiquement perdu en une décennie chez les hommes et les femmes en bonne santé âgés de plus de 65 ans. Cette étude a été publiée dans l’édition de mars du journal américain American Journal of clinical Nutrition.

Les chercheurs ont observé les liens potentiels entre le pourcentage de la masse maigre du corps et les régimes riches en potassium alcalisant, présents en grandes quantités dans les fruits et les légumes. De tels régimes aident à neutraliser l’acidose. Le fait d’être acidifiant ou alcalisant pour un aliment n’a rien à voir avec son goût mais correspond aux pH des résidus qu’il produira dans le corps, par exemple, le pamplemousse acide est métabolisé en résidus alcalins.

Origine : BE Etats-Unis numéro 126 (6/06/2008)

Source : Bushinsky DA. Et al AmJ Physiol 1996; 271:F216 -22
- Frassetto LA, et al. American Journal of Physiology 271, F1114 -F1122.
- Barzel US (1995), Journal of Bone and Mineral Research 10, 1431-1436
- Patience J.F. , Journal of Animal Science, Vol 68, Issue 2 398-408, 1990
- Buclin T, et al Osteoporos Int 2001; 12:493-9

Le sexe du futur bébé lié à l’alimentation de la mère

Une étude anglaise indique qu’un apport calorique important au moment de la conception favorise la naissance des garçons.

La naissance de filles ou de garçons apparaît aux yeux du commun des mortels comme une sorte de loterie répondant à des règles probabilistes simples. Et s’il existe une moyenne, certains couples produisent, à leur grand dam, les uns des séries de filles et les autres de garçons. De tout temps, les êtres humains ont tenté d’influencer ce destin, avec des recettes plus ou moins heureuses. Si les Chinois ont choisi la triste et radicale méthode d’élimination des fœtus féminins après échographie pour faire naître des fils, les Anglais annoncent cette semaine dans le très sérieux journal de l’Académie royale de Londres que la richesse calorique de l’alimentation au moment de la conception est un facteur favorable à la naissance de garçons, alors qu’un régime hypocalorique aurait tendance à sélectionner des filles. Cette découverte, selon les auteurs, pourrait être une des explications du fait que le sex-ratio des naissances s’est un peu modifié récemment dans les pays industrialisés avec un peu moins de naissances de garçons, du fait de l’obsession de la minceur chez les jeunes femmes.

L’équipe de santé publique de l’université d’Oxford, pour aboutir à cette conclusion, s’est penchée sur 720 jeunes Anglaises enceintes pour la première fois et qui ne connaissaient pas le sexe du fœtus. Toutes ont été tenues de se remémorer leurs habitudes alimentaires, dans les semaines antérieures et postérieures à la conception, de manière très précise, afin de calculer pour chacune l’apport calorique quotidien et le type d’aliments absorbés. Ces femmes ont été divisées en trois groupes : celles qui prenaient le plus de calories, celles qui se situaient dans la moyenne et celles qui avaient le plus faible taux de consommation.

Après la naissance, les corrélations entre les apports alimentaires et le sexe de l’enfant ont permis de mettre en évidence le fait que 56 % des naissances étaient des garçons dans le groupe des mamans ayant consommé le plus de calories, alors que ce taux n’était que de 45 % pour celles qui avaient eu le plus faible apport calorique dans la période de la conception. Outre le fait d’ingérer le plus de calories, les mères de garçons étaient plus nombreuses à avoir mangé une plus large variété d’aliments et de nutriments, incluant plus de potassium, de calcium, de vitamines C, E et B12.

Céréales au petit déjeuner

Les chercheurs ont aussi pu mettre en évidence une forte corrélation entre la consommation de céréales au petit déjeuner et la naissance de garçons. En revanche, pas plus le niveau socio-économique que les caractéristiques anthropométriques des parents n’ont paru influencer le sexe de l’enfant. Ni, d’ailleurs, la quantité de café, de thé ou le tabagisme. Enfin, l’indice de masse corporelle (qui tient compte de la taille et du poids) n’est pas un facteur influençant le sexe de la descendance.

Plusieurs leçons peuvent être tirées de cette enquête extrêmement bien documentée. D’une part, au cours des quarante dernières années, selon plusieurs auteurs, il y aurait un petit, mais franc, déclin de la proportion de naissances de sexe masculin dans les pays riches. Cette baisse, considérée jusqu’à maintenant comme la conséquence d’une exposition à des toxiques, et notamment à des œstrogènes-like (certains produits notamment ménagers dits perturbateurs endocriniens sont capables de mimer l’effet des œstro­gènes sur la physiologie), pourrait être liée à l’évolution des comportements alimentaires. En particulier, les changements de régime des jeunes femmes, qui montrent une baisse des quantités ingérées, pourraient expliquer cette évolution. Cette baisse n’est pas incompatible avec le développement de l’obésité, qui serait autant une conséquence de l’absence d’activité physique que de l’excès alimentaire. L’autre leçon, c’est bien sûr qu’il faut conseiller aux femmes qui cherchent à avoir un fils d’avoir une alimentation riche en calories et diversifiée, sans oublier le petit déjeuner.

Aujourd’hui, pour choisir le sexe de l’enfant avant sa conception, la seule méthode infaillible est le diagnostic génétique préimplantatoire. Après une fécondation in vitro, une cellule de l’embryon est examinée, et ne sont implantés dans l’utérus maternel que les embryons du sexe choisi. Ce procédé, interdit en France, est pratiqué aux États-Unis, en Chine, en Inde. «Il y a quelques années, raconte le professeur François Olivennes (Paris), un médecin belge a prétendu avoir mis au point une machine permettant de trier les spermatozoïdes XX ou XY, de manière à faire naître soit une fille soit un garçon.» Il y a enfin le régime du docteur François Papa, qui préconise schématiquement pour faire naître une fille une alimentation riche en calcium et pauvre en sel et inversement pour avoir un fils.

La découverte permettrait d’expliquer en partie le léger déclin de la proportion de naissances masculines dans les pays riches.

Source : Le Figaro

Alimentation biologique: nouveau règlement européen

Le nouveau règlement comporte les caractéristiques suivantes:

* il définit plus explicitement les objectifs, les principes et les règles applicables à la production pour l’agriculture biologique avec la souplesse nécessaire pour tenir compte des conditions locales et des stades de développement,
* il garantit une application uniforme des objectifs et des principes à tous les stades de la production biologique dans les secteurs de la production animale, de l’aquaculture, de la production végétale et de l’alimentation animale ainsi que dans le secteur de la production de denrées alimentaires biologiques,
* il clarifie les règles concernant les OGM, et notamment celle selon laquelle les produits OGM continuent à être strictement interdits dans le mode de production biologique et celle selon laquelle le seuil général de 0,9 pour cent de présence accidentelle d’OGM autorisés s’applique également à l’alimentation biologique,
* il comble la lacune selon laquelle la présence accidentelle d’OGM au-dessus du seuil de 0,9 pour cent n’exclut pas actuellement la vente des produits en tant que produits biologiques,
* il rend obligatoire le logo de l’UE pour les produits biologiques d’origine communautaire, mais permet qu’il soit accompagné de logos nationaux ou privés, afin de promouvoir le concept commun» du mode de production biologique,
* il n’interdit pas des normes privées plus strictes,
* il fait en sorte que seuls les aliments contenant au moins 95 pour cent d’ingrédients biologiques peuvent être étiquetés comme étant biologiques,
* il permet aux produits non-biologiques d’indiquer les ingrédients biologiques sur la liste des ingrédients uniquement,
* il ne comprend pas le secteur de la restauration et des cantines, mais permet aux États membres de réglementer ce secteur s’ils le souhaitent, en attendant un réexamen au niveau de l’UE en 2011,
* il renforce l’approche du contrôle fondée sur les risques et améliore le système de contrôle en l’alignant sur le système de contrôle officiel de l’UE des denrées alimentaires et aliments pour animaux s’appliquant à toutes les denrées alimentaires et aliments pour animaux, mais en maintenant des contrôles spécifiques utilisés dans le mode de production biologique,
* il établit un nouveau régime permanent d’importation permettant aux pays tiers d’exporter vers le marché de l’UE dans des conditions identiques ou équivalentes à celles des producteurs de l’UE,
* il impose l’indication du lieu où les produits ont été cultivés, y compris pour les produits importés portant le logo de UE,
* il crée une base pour ajouter des règles concernant l’aquaculture, le vin, les algues et les levures biologiques,
* il n’apporte aucune modification à la liste de substances autorisées dans le mode de production biologique et requiert la publication des demandes d’autorisation de nouvelles substances et un système centralisé pour décider des exceptions,
* il constitue la base pour le transfert des modalités de l’ancien au nouveau règlement, qui comportent notamment les listes de substances, les règles en matière de contrôle et d’autres modalités.

En 2005, dans l’Union européenne à 25 États membres, environ 6 millions d’hectares ont été exploités selon le mode de production biologique ou ont été convertis au mode de production biologique. Cela correspond à une augmentation de plus de 2 pour cent par rapport à 2004. Au cours de la même période, le nombre d’agriculteurs biologiques a augmenté de plus de 6 pour cent.

Les agents conservateurs

Les conservateurs limitent, ralentissent ou stoppent la croissance des micro-organismes (bactéries, levures, moisissures) présents ou entrants dans l’aliment et préviennent donc l’altération des produits ou les intoxications alimentaires. Ils sont employés entre autres dans les aliments cuits, le vin, le fromage, les jus de fruits et les margarines. Quelques exemples:

  • Dioxyde de soufre et sulfites (E220-228). Ils empêchent les changements de coloration dans les fruits secs et les légumes. Les sulfites inhibent aussi la croissance bactérienne dans le vin et les aliments fermentés, certains snacks et aliments préparés. Ils ont aussi des propriétés antioxydantes.
  • Le propionate de calcium (E282). Il prévient les moisissures sur le pain et les aliments cuits.
  • Les nitrates et les nitrites (sels de sodium et de potassium) (E249-252) sont employés dans la préparation des viandes comme le jambon ou les saucisses de Francfort pour empêcher la croissance de la bactérie botulique, Clostridium botulinum, qui est hautement pathogène.